INFOGRAPHICS. A record number of French people who have a job but an unprecedented level of poverty: how can we explain this paradox that we observe in France and not among our neighbors?

https://www.bfmtv.com/economie/economie-social/infographies-un-nombre-record-de-francais-qui-ont-un-emploi-mais-un-niveau-de-pauvrete-inedit-comment-expliquer-ce-paradoxe-qu-on-observe-en-france-et-pas-chez-nos-voisins_AV-202512060148.html

Posted by jerlafougere

18 Comments

  1. C’est l’État social en France. Même niveau de taxation qu’au Danemark, mais une cellule de prison au Danemark est mieux lotie qu’une chambre du crous en France.

    Le plus haut taux de SDF d’Europe avec l’Irlande.

    Les plus grandes taxes, mais en conséquence, les pires hôpitaux. Un prof allemand gagne mieux sa vie qu’un prof français en moyenne.

    Quand on fait le bilan sur le fichier excel on se rend bien tous compte qu’il y a un problème. Peut-être qu’un jour les gens vont se réveiller sur l’état de la corruption en France?

  2. PatienceIcy4863 on

    J’ai bossé un an pour un CCAS dans des résidences pour personnes âgées. Emploi payé au lance pierre, d’immenses responsabilités et aucun CDI en vue.

    Même des établissements dont le but est d’aider les plus précaires maintiennent la précarité des personnes qu’ils emploient. J’ajoute au passage que j’étais pnp, personnel non permanent avec contrat au mois, revenu toujours inférieur au SMIC etc…

  3. Pour ceux qui ont la flemme de lire, la phrase clé: “Le taux de pauvreté des indépendants s’élève ainsi à 19,2% contre 6,6% chez les salariés.”

    Ceci dit malgré cette augmentation le taux de pauvreté français reste le plus faible des pays mentionnés. Ce qui est plus inquiétant est que c’est le seul de ces pays où il augmente.

  4. Trapes à bas salaire parce que le coût du travail est trop élevé en France. Le salaire median pas loin du SMIC, CQFD.

  5. Martial_Canterel on

    Parce que l’état mange et ne rend pas à la hauteur de ce qui est attendu. Les gens sentent le malaise et mettent chacun leur mot selon leur couleur politique ou problematique personnelle, mais on sent tous le malaise et l’effet d’un etat corrumpu jusqu’aux entrailles.

  6. Dans ma branche, les entreprises ne respectent déjà pas les minimums de salaires imposés par la convention collective mais en plus de ça, ça fait des années que les salaires n’ont pas augmenté, il faudrait les augmenter d’environ 10% pour rattraper le coup de l’inflation. Bref, le coup de la vie a augmenté, pas les salaires.

  7. No_Excitement9544 on

    Le problème vient de la non taxation des hauts revenus et des entreprises causant la destruction des services publics.

  8. Codex_Absurdum on

    J’ai l’habitude de suivre de près l’offre et la demande en emploi dans mon domaine, et j’ai remarqué sur ces derniers mois une baisse significative des salaires proposés à l’embauche pour des postes à responsabilités égales par rapport à ce qu’il se pratiquait il y a peu (On parle de 5 à 15k par an de différence)

    Alors oui on vit dans un monde de requins bénis par le système, prêts à arguer de tout pour squeezer le travailleur, et tirer les salaires vers le bas en dépit de tout.

    Faut pas s’étonner qu’il y ait de plus en plus de pauvres travailleurs ici, et que les gens se barrent ailleurs quand ils le peuvent

  9. throaway2s1fsfsf4 on

    On est considéré comme en dessous du seuil de pauvreté quand on touche moins de 1300€ par mois pour une personne seule. Alors oui avec 1300€ / mois c’est tendu mais bon pour moi c’est plus précaire que pauvre.

  10. Point d’indice de la fonction publique bloqué depuis 25 ans et perte de plus de 20% de pouvoir d’achat pour les millions de fonctionnaires en France… Tout va pour filer le fric aux potes oligarques des présidents et du gouvernement.

    Voilà une première piste

  11. C’est intéressant, surtout l’Espagne, ils renaissent de leur cendres. La France s’enfonce toujours plus bas. Mais nos responsables politiques vont vous dire avec un grand sourire qu’ils ont sauvé la France

  12. C’est simple, si je reviens en France, je divise mon salaire par deux pour un coût de la vie 30% plus élevé. Je comprends pas comment les gens peuvent encore se loger et se nourrir.

  13. Je trouve que ce fameux paradoxe est en réalité assez logique quand on regarde la nature des emplois créés en France. On compte effectivement plus d’actifs occupés, mais surtout parce que le marché produit massivement du temps partiel, de l intérim, du service sous payé ou des statuts indépendants ultra fragiles. Sur le papier quelqu un travaille, dans la réalité il ne sort pas de la précarité.

    On a aussi un modèle qui fait peser une part énorme du financement social sur une partie limitée des salariés, ce qui finit par tirer vers le bas les rémunérations réelles et les marges des entreprises qui pourraient mieux payer. Nos voisins ont souvent davantage misé sur l industrie ou des emplois qualifiés, alors qu en France on a empilé des réformes de flexibilisation sans résoudre le problème du niveau de salaire ni celui du coût de la vie, notamment le logement.

    Résultat, travailler ne protège plus de la pauvreté. Pas vraiment un paradoxe… c’est juste la conséquence d un modèle économique qui détruit la valeur au lieu de la créer et qui demande beaucoup d’efforts à ceux qui travaillent, sans garantir qu”ils puissent vivre correctement.

    Je rajouterais un point qui me semble central. Les personnes qui travaillent sont justement celles qui financent l’essentiel du système via les impôts et les cotisations, et on en arrive à une situation assez absurde où tu peux être prélevé à un niveau élevé pour rendre la pauvreté supportable, alors que toi même tu ne vis pas nécessairement bien. Cette mécanique entretient un modèle où l’objectif politique n’a jamais vraiment été de faire reculer la pauvreté, mais plutôt de l’amortir socialement pour qu’elle reste invisible ou acceptable.
    Autrement dit, on ne cherche pas à réduire le nombre de pauvres, on cherche à rendre la pauvreté compatible avec la stabilité sociale. On la prend comme un phénomène inévitable, presque structurel, et le résultat est que le travailleur contribue énormément sans forcément s’en extraire. C’est exactement ce qui crée la frustration actuelle: on bosse, on paie beaucoup, et malgré ça on glisse vers la précarité, pendant que le système se contente d’ajouter des pansements plutôt que de s’attaquer aux causes réelles.