“Diary of a prisoner”: Nicolas Sarkozy’s lies and arrangements, from the size of his cell to the reasons for his detention

https://www.liberation.fr/checknews/journal-dun-prisonnier-les-bobards-et-arrangements-de-nicolas-sarkozy-de-la-taille-de-sa-cellule-aux-raisons-de-sa-detention-20251210_EBYS5DFIHJCSTDZJJFSCICG4YY/

Posted by PasSiAmusant

22 Comments

  1. *Elsa de La Roche Saint-André, photo Corentin Fohlen. Divergence*

    **Le livre écrit en prison par l’ancien président, publié ce mercredi 10 décembre, contient des contre-vérités et déformations destinées à le faire passer pour une victime du système judiciaire.**

    Dans son Journal d’un prisonnier paru ce mercredi 10 décembre , Nicolas Sarkozy revient sur ses trois semaines de détention à la prison de la Santé, s’interroge sur les raisons justifiant sa condamnation et son incarcération, s’émeut du soutien que lui témoignent des proches comme des inconnus, et se livre sur des épisodes de sa vie passée… sans résister à la tentation de parfois tordre les faits.

    En parcourant l’ouvrage, CheckNews a pu constater qu’en plus de répéter les mêmes contre-vérités sur l’affaire du financement libyen de sa campagne de 2007 , sur l’enquête du Parquet national financier et sur le jugement du tribunal correctionnel de Paris, l’ancien président de la République multiplie les mensonges ou les déformations, destinés à servir son récit d’un innocent injustement condamné et adulé de tous.

    **Pas de «traitement de faveur» en prison**

    Nicolas Sarkozy martèle qu’il a refusé de bénéficier de tout «traitement de faveur» dans ses conditions d’incarcération, décrit sa cellule comme «trop petite» pour marcher, précise que la pièce mesure «12 m²» et «pouvait, si nécessaire, recevoir des détenus à mobilité réduite». Un délégué syndical de la prison de la Santé confirme à CheckNews qu’une cellule PMR a été affectée à l’ancien président, et rectifie les dimensions évoquées : la taille d’une telle cellule se situe «aux alentours de 15 m²» .

    Rappelons que Nicolas Sarkozy y demeurait seul puisqu’il avait été placé au quartier d’isolement − une mesure qui ne relève pas de son fait, mais a été décidée en vue de garantir sa sécurité. Autrement dit, il disposait de conditions d’emprisonnement bien plus favorables que les détenus «ordinaires», entassés à deux ou trois dans les cellules de 9 m² de cet établissement pénitentiaire largement surpeuplé. Tout en niant s’être vu attribuer de quelconques «privilèges», Sarkozy souligne d’ailleurs sa chance «d’être seul» ou de pouvoir s’adonner à «une heure de course à pied» quotidienne dans une salle de la prison.

    **«L’affaire Human Bomb» aux sources de sa Légion d’honneur**

    «Promu chevalier en 2004 par Jacques Chirac» , Nicolas Sarkozy écrit que le chef d’Etat français «avait alors évoqué au titre de [ses] mérites supposés l’affaire Human Bomb» – une prise d’otages survenue en 1993 dans une maternelle de Neuilly-sur-Seine, dont Sarkozy était maire à l’époque. Sauf que les deux pages d’exposé des motifs de sa Légion d’honneur, consultées en 2005 par l’Express, ne font nulle part référence à cet épisode. En substance, le texte salue le «parcours politique […] inscrit dans une dynamique rapide et brillante» de celui qui venait de quitter le gouvernement. Dans les articles de presse de l’époque, il n’est pas non plus fait mention d’une référence à l’affaire dans le discours de Jacques Chirac, qui portait selon le Monde sur «le parcours des parents de Nicolas Sarkozy et […] la réussite de leurs enfants» .

    **«Plus de 1 000» soutiens rassemblés avant son incarcération**

    Dans son livre, Nicolas Sarkozy raconte que «plus de 1 000 personnes» étaient réunies «dès 8 heures du matin»devant son domicile le 21 octobre , jour de son incarcération, à l’appel de ses fils. Un chiffre bien éloigné d’une réalité plus modeste : d’un média à l’autre, les journalistes présents au rassemblement ont rapporté qu’entre 100 et 200 soutiens se trouvaient devant la villa Montmorency ce matin-là.

    **Condamné malgré «l’absence de preuves»**

    Nicolas Sarkozy le répète à tout-va : sa condamnation pour association de malfaiteurs ne peut être que politique dans la mesure où elle a été prononcée en «l’absence de preuves» , les enquêteurs n’ont «rien trouvé» et «les juges eux-mêmes ont reconnu qu’il n’y avait pas de preuves» . C’est parfaitement faux, comme l’a déjà rappelé Libération. Les magistrats ont retenu différents «faits matériels» caractérisant l’infraction. Parmi lesquels un voyage de Nicolas Sarkozy en Libye, ou des traces de transferts de fonds libyens vers un compte contrôlé par l’intermédiaire Ziad Takieddine.

    **Un placement en détention provisoire «injustifié»**

    Les cinq ans de prison prononcés à l’encontre de l’ancien chef d’Etat se sont accompagnés d’un mandat de dépôt assorti de l’exécution provisoire. Raison pour laquelle il s’est un temps trouvé placé derrière des barreaux de prison. Dans son livre, Nicolas Sarkozy étrille cette sentence. «Rien ne pouvait justifier […] le prononcé de l’exécution provisoire» , croit-il savoir. Plus loin, il déplore «une sentence d’incarcération provisoire qui ne respectait aucun des critères requis» . Pourtant, les mandats de dépôt sont légion pour des peines aussi lourdes. Ici, le tribunal a estimé qu’il s’imposait, notamment au vu de l’ «exceptionnelle gravité» des faits. De même, l’exécution provisoire d’une peine de prison est un dispositif courant : dans un cas comme celui de Sarkozy, soit une peine supérieure à deux ans, près de neuf condamnés sur dix sont immédiatement envoyés en prison, qu’ils aient ou non fait appel, selon les statistiques du ministère de la Justice .

    **Pas «le moindre contact» avec un commanditaire de l’attentat du DC-10**

    Revenant sur la présence au procès des familles de victimes de l’attentat du DC-10 , tuées dans cette attaque préparée par les services secrets libyens contre un avion de la compagnie UTA en 1989, Nicolas Sarkozy maintient qu’il n’a «jamais eu le moindre contact avec Abdallah Senoussi, l’auteur de ce monstrueux attentat» . Il est toutefois établi que ses bras droits Claude Guéant et Brice Hortefeux ont rencontré Abdallah Senoussi en 2005, avant et après une visite officielle de Sarkozy en Libye en tant que ministre de l’Intérieur. A cette période, le beau-frère de Muammar al-Kadhafi était déjà sous le coup d’une condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité, pour sa responsabilité dans cet attentat.

  2. Et en plus les yaourts, il n’y avait plus que ceux à la poire. Et tout le monde sait que c’est la race inférieure des goûts de yaourts.

  3. Une fois en prison il a trouvé ça cro cro triste, alors il est rentré chez lui 🙁

    C’est tellement lunaire, il va faire des millions avec son livre sur son expérience de 3 semaines en prison, alors que des gens vivent dans des conditions pire que ça depuis des années sans même être incarcéré.

  4. Canard_De_Bagdad on

    Le gars réussi à mentir sur les dimensions de sa (très médiatisée) cellule, mais à côté de ça il faudrait le croire sur parole pour des trucs plus compliqués. Un génie

  5. Je ne serais même pas étonné si on devait apprendre qu’un type lambda d’une cellule vraiment miteuse s’est vu promettre quelque chose pour que Sarkozy reprenne son quotidien pour rendre son bouquin larmoyant.

  6. On a limite l’impression que les gars avait prévu son livre et que la prison était juste pour la com’

  7. Est-ce que quelqu’un sait comment on dit « sac à merde » en sumérien ? C’est pour un ami.

  8. Après pourrait on vraiment attendre de la sincérité d’un homme qui a trahit les valeurs de la République, trompé la nation et bâti un mandat présidentiel sur des fonds issus d’une alliance avec des terroristes ?
    Personnellement je n’y crois nullement.

  9. Equivalent-Cream-454 on

    Quel sac à merde

    Mais vraiment il vaut pas la corde pour le pendre. Et pourtant qu’est-ce que ça serait joussif

  10. *Non mais vous les rouges, vous êtes chiants à vouloir tout le temps envoyer les corrompus à ramasser du raisin en plein soleil !*

    Pendant ce temps là, Sarkozy…

  11. Pourquoi un ministre de l’intérieur se rend il à l’étranger avec l’argent du contribuable ? Pour les affaires étangères, il y a un ministre et le président de la république. ?

  12. Roh vous êtes durs …. si on peut plus s’arranger avec la vérité pour se montrer sous un meilleur jour ….