
Broken storefronts, tags, cut in subsidies… Independent bookstores attacked for their support of the LGBT cause and Palestine
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Posted by Folivao

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**Saccages, pressions, saignées budgétaires… les petits libraires et éditeurs indépendants sont la cible des attaques coordonnées de la droite et de son extrême. Une chasse aux sorcières qui vise d’abord les livres sur la Palestine, la cause féministe et LGBT.**
Malgré les coups d’éponge, la vitrine de la Petite Égypte affiche encore des traces de l’agression subie le 15 novembre dernier. Ce jour-là, alors qu’une rencontre avec Francesca Albanese, la rapporteuse de l’ONU sur les territoires palestiniens, est prévue le soir même, Alexis Argyroglo découvre sa devanture barbouillée d’un message : « Albanese la putain du Hamas », accompagné d’une étoile de David. « Le tout réalisé avec une peinture contenant une substance corrosive qui ronge le verre », déplore le propriétaire de cette librairie parisienne.
Elle est loin d’être la seule, ces derniers temps, à avoir vu sa devanture dégradée ou taguée, ses serrures forcées, ses employés insultés. En juin dernier, la boutique de Corisande Jover, les Jours heureux, à Rosny-sous-Bois, a été ciblée à deux reprises. La première fois, les serrures ont été remplies de colle, la veille d’une rencontre avec le photographe Martin Barzilai autour de son ouvrage « Nous refusons. Dire non à l’armée israélienne ». La seconde fois, Corisande Jover a vu sa façade marquée de l’inscription « Hamas violeur », écrite avec la même peinture corrosive que celle utilisée contre la Petite Égypte.
**« Sentiment d’impunité des personnes qui commettent les attaques »**
Dans une société qui se divise et se polarise de plus en plus, ces havres de paix que sont les librairies se voient de plus en plus menacés. Un climat d’inquiétude s’installe. « Pour certains, il est parfois difficile psychologiquement d’aller sur son lieu de travail et de se dire qu’ils peuvent être agressés ou pris à partie par des clients parce qu’il y a un livre qui parle de Gaza sur la table », déplore Corisande Jover.
Des tensions naissent aussi entre libraires : des gérants, parfois plus frileux que les employés, préfèrent cacher un livre qui pourrait causer des soucis. Contre l’avis de leurs collègues. « Mais cela arrive davantage dans les grosses structures que dans les petites librairies », mesure Corisande Jover.
Le 20 novembre, une autre attaque est venue frapper les librairies de la capitale. La droite municipale a empêché, en plein Conseil de Paris, l’attribution d’une subvention de 500 000 euros qui devait permettre des travaux de rénovation dans quarante librairies. En cause ? La présence d’un livre de coloriage palestinien pour enfants, taxé d’antisémitisme par les élus LR, dans la librairie lesbienne et féministe Violette and Co, qui devait toucher une partie de la subvention. Pour un seul livre, dans une seule boutique, quarante librairies ont été pénalisées…
« Ce livre, « From the River to the Sea », a été en vitrine chez Educational Bookshop à Jérusalem-Est. Il a valu à cette librairie une perquisition par les forces israéliennes et l’arrestation des deux libraires présents, en février 2025. Il est parfaitement scandaleux de voir que la censure qui vise une librairie palestinienne se déroule aussi en plein Paris », raconte Alexis Argyroglo, lui aussi privé de cette subvention municipale.
« Violette and Co n’a rien fait d’illégal en diffusant ce livre », souligne Alexandra Charroin Spangenberg, présidente du syndicat de la librairie française (SLF). « À partir du moment où un livre est autorisé à la vente, toute librairie est libre de le présenter. Il n’y a donc pas lieu qu’un élu utilise un tel argument pour supprimer une subvention. » Cette coupe, que la syndicaliste qualifie d’« atteinte claire à la liberté d’expression », s’inscrit, de plus, dans un contexte économiquement difficile pour les libraires, qui font face aux grandes surfaces et à la concurrence déloyale du commerce en ligne. « Ça vient renforcer le sentiment d’impunité des personnes qui commettent les attaques », s’agace Corisande Jover qui déplore que les élus se placent, de fait, « du côté des agresseurs ».
**Des passages à l’acte « légitimés par la banalisation de la pensée d’extrême droite »**
Si les dernières attaques portaient plutôt sur des échoppes proposant des livres palestiniens, plusieurs librairies militantes ont été attaquées par l’extrême droite ces dernières années, notamment à Lyon. Les librairies queers sont tout particulièrement ciblées. « Je pense que pour Violette and Co, qui est une librairie LGBTQIA +, le livre « From the River to the Sea » n’est qu’un prétexte pour la droite », avance Alexandra Charroin Spangenberg.
En mai dernier, à Nantes, la vitrine de la librairie queer les Vagues a été brisée en pleine nuit. « Ce n’est pas la culture qui a été visée. C’est le fait qu’on soit queer et que ça soit écrit sur la devanture », estime la cogérante de l’établissement, Amandine Heulard. Des stickers du Comité du 9 mai, groupe militant d’extrême droite, ont été retrouvés collés dans les rues adjacentes au lendemain de l’agression. « Si la police n’y a vu aucun lien, on ne peut s’empêcher de faire le rapprochement », souligne la libraire.
Pour elle, ces passages à l’acte « sont légitimés par la banalisation de la pensée d’extrême droite en France ». Et par une droite qui cible de plus en plus la culture, notamment dans cette région des Pays de la Loire, où la présidente Horizons du conseil régional, Christelle Morançais, a fait voter en décembre dernier une baisse de 62 % des aides au secteur. Désormais, les librairies ne font plus partie des lieux soutenus par la région, alors qu’elles sont souvent en difficultés économiques.
Vivre sans aides publiques est quasiment mission impossible pour les libraires de la capitale. « Notamment en raison des loyers hors de prix », explique Nicolas Norrito, responsable des éditions et des librairies Libertalia. « La puissance publique a toujours été très présente en France pour aider le secteur de la culture. Mais elle risque de se désengager avec l’arrivée de la droite, voire de l’extrême droite, au pouvoir… », s’alarme l’éditeur du livre « Nous refusons. Dire non à l’armée israélienne ».
Le monde de la culture sait qu’elle sera l’une des premières visées par un gouvernement d’extrême droite. « On le voit aux États-Unis, où des milliers de livres ont été censurés par les trumpistes », rappelle Bruno Lamarque, directeur de la librairie toulousaine la Renaissance. Avec ces tags et attaques de vitrines, les militants nationalistes veulent, pour le moment, « faire peur aux citoyens », prévient l’historien Jean-Yves Mollier. « Cela est concomitant à l’arrivée de Vincent Bolloré dans l’univers du livre, avec le rachat d’Editis en 2019 », et la publication de plus en plus fréquente de livres d’extrême droite.
La bataille culturelle, dans laquelle chacun veut convaincre, voire « empêcher la diffusion des idées de l’autre », peut amener à des attitudes radicales pointe l’historien, qui cite le livre « Déborder Bolloré », dans lequel les Soulèvements de la Terre proposent, par exemple, de détruire, voler, coller les pages des livres du groupe Hachette, propriété du milliardaire.
Mais les attaques réelles contre les livres et les librairies restent, de fait, majoritairement menées par la droite et son extrême soulignent les libraires des Jours heureux, de la Petite Égypte et des Vagues. Ces deux derniers font partie des cosignataires d’une tribune, publiée le 2 décembre dans « le Nouvel Obs », qui rappelle que face aux tentatives d’intimidation, ils « continueront à défendre fermement le rôle des librairies indépendantes dans la diffusion des savoirs ».
> La droite municipale a empêché, en plein Conseil de Paris, l’attribution d’une subvention de 500 000 euros qui devait permettre des travaux de rénovation dans quarante librairies. En cause ? La présence d’un livre de coloriage palestinien pour enfants, taxé d’antisémitisme par les élus LR, dans la librairie lesbienne et féministe Violette and Co, qui devait toucher une partie de la subvention. Pour un seul livre, dans une seule boutique, quarante librairies ont été pénalisées…
Ca ne serait jamais arrivé si la candidate déclarée de la droite parisienne travaillait dans la culture. Oh wait…
Allez, on attaque les librairies parce qu’un livre ne nous plaît pas ! Tout va bien en France.
Pour ceux qui veulent les détails en vidéo, présentation complète par une bonne youtubeuse :
[https://youtu.be/px-ZFnu1vXw?si=jhrnZLqOt1Nhx1lW](https://youtu.be/px-ZFnu1vXw?si=jhrnZLqOt1Nhx1lW)
On peut plus rien lire.
Ha oui, la cancel culture d’extrême gauche
Bien sûr Laurent Nunez s’est déplacé en personne pour condamner ces actes barbares qui sortent de l’arc républicain, hein Anakin !?
Des librairies victimes de fascisme. C’est désolant à quel point c’est devenu commun. Ce qui me questionne un peu c’est tous ces petit nazis de service qui n’ont pas l’air de bien comprendre un fait simple et indiscutable : il y a toujours plus facho que soi.
Parce que la porte ouverte par des petits nazis qui aiment bien agresser les autres, c’est la porte ouverte à une personne qui se foutra completement de l’allégeance. Un fasciste plus extreme qui regardera dans les bibliotheques des gens. Les comptes, les relations, les réseaux, le bulletin. Le petit nazilllon d’aujourd’hui ne realise pas que dans sa bibliothèque ou son ordinateur figure peut-être un élément incriminant, un élément de nature à le faire condamner par une parodie de procès.
Et le petit facho qui voulait juste casser du LGBT, demandera-t-il pardon quand un vrai fasciste lui trouvera quelque chose ? Un manga contraire aux bonnes moeurs ? Une faute de francais qui revele une origine ? Un film contraire aux valeurs republicaines ? Une absence de drapeau ? Tremblera-t-il lors de sa condamnation ? Quel avenir pour l’empathie ? Trouvera-t-il quelqu’un pour le défendre ?
Il y a toujours plus fou que soi. Quand le vrai malade mental assoiffé de sang arrivera (et il arrivera inéluctablement), les gens qui auront fait tout ce qu’ils peuvent pour l’empecher n’auront plus d’empathie en réserve.
Du coup attaquer des FNAC au vu de leurs têtes de gondole c’est légitime ?
Pays de facho putain
Ça rapelle vraiment beaucoup l’Allemagne des années 30 mais c’est la gauche les vraiment fachistes