
At the Tuileries Christmas market, exhibitors’ discomfort with the origin of mulled wine
https://avis-vin.lefigaro.fr/connaitre-deguster/sur-le-marche-de-noel-des-tuileries-le-malaise-des-exposants-face-a-la-provenance-du-vin-chaud-20251220
Posted by Oo_Erik_oO
15 Comments
Nous avons interrogé plusieurs exposants, majoritairement peu enclins à révéler les secrets des boissons qui chauffent dans les soupières, certains se montrant même presque menaçants face à nos questions et feignant d’appeler la sécurité du jardin. *«Ça vient de Belgique»*, expliquent certains, quelque peu plus dociles. Sur plusieurs stands, en tournant le regard sur les cartons en passe d’être transportés aux poubelles, on peut entrapercevoir des étiquettes mentionnant «La Bruxelloise», une entreprise belge créée en 1996, avant tout spécialiste de la gaufre artisanale, mais qui s’est étendue aux produits salés et sucrés comme la pâte à tartiner, les churros, et désormais le vin chaud.
Contactée par *Le Figaro*, l’entreprise nous a renseignés sur le prix du cubi de 10 litres (20 euros) en précisant qu’il s’agissait d’un vin chaud déjà préparé, laissant une idée de la marge confortable des revendeurs du marché de Noël. Ils n’ont néanmoins pas souhaité communiquer leurs fournisseurs. Tout juste sait-on que ces cubis sont conditionnés en France, dans la petite commune de Petersbach (Bas-Rhin).
Sur ces fameux bidons de dix litres, la mention «boisson aromatisée à base de vin» est inscrite, accompagnée d’une suggestion de préparation : «Mettez le vin chaud dans une casserole. Ajoutez une tranche d’orange ou de citron. Portez à ébullition et laissez mijoter à feu doux pendant 15 minutes. Servir chaud.» Une version assez peu artisanale du traditionnel vin chaud, que tentent de faire oublier certains revendeurs grâce à un mur décoratif de bouteilles au nom d’apparence élogieux. Certains avouent sans fard que *«ce ne sont pas ces bouteilles-là qu’on met dans le vin chaud, c’est décoratif»*. D’autres vont même jusqu’à créer de [fausses étiquettes ](https://avis-vin.lefigaro.fr/economie-du-vin/la-fraude-est-un-probleme-majeur-dans-le-secteur-du-vin-une-start-up-lyonnaise-traque-les-bouteilles-falsifiees-20250509)mentionnant un certain «Château Les Tuileries», un nom de domaine qui, évidemment, n’existe pas.
Allez, on veut savoir… Combien vaut le cubi, et à combien est revendu le verre ?
Edit : omg 20€ le cubi de 10 litres, 4€ le verre 😨
Edit 2 : je sais pas lire
C’est pas super nouveau. Qui peut croire qu’il n’y a pas une marge de dingo sur ce genre de trucs.
Style tu vas prendre un très bon bordeaux à 7€ la bouteille, le gaver d’épices de hautes qualités achetées au détail en épiceries fines, chauffer tout ça au bois bio et faire 0.05€ de bénéfices par verre ?
Ça ne me choque pas que ce soit pas local, on est pas sur de la dégustation là c’est juste du vin chaud, on va pas y mettre du château Margaux
Les gros marchés de noël c’est 90% de merde industrielle, c’est pas nouveau.
À (re)voir l’enquête de feu Food checking du parisien sur le sujet : https://youtu.be/aLvsj3g6HTo
Le malaise c’est le prix d’un verre de 10cl à 5€ surtout
Ben c’est normal et tout le monde se doute que c’est pas du grand cru. Ce que les gens payent c’est le plaisir d’avoir un verre de vin chaud et le service par un commercant qui se gele les miches en voulant rentabiliser son stand.
Je n’ai jamais compris l’interet de ces marchés: ce sont des forains qui tiennent les échoppes, on sait comment ca tourne… Entre ca, la vente de nougat ou de chocolat à la découpe faussée, et les jeux truqués dans les foires, y’a rien d’honnête la dedans. Et ca y va de menacer les journalistes, bien sur.
Ciel, vous voulez dire que les marchands qui me vendent une demi baguette avec une tranche de jambon et un peu de raclette fondue dessus à **quinze** balles – quand c’était huit il y a encore 3 ans – ne font pas leur vin chaud selon une recette ancestrale transmise de père en fils?
les traditions oui, mais le profit avant tt !
A Genève ça fait bien trois ans que le “vin chaud” du marché de Noël est préparé à partir d’un sirop bien industriel, les vendeurs s’en cachent à peine. Entre ça et les rayons remplis d’articles AliExpress (et plus récemment des images générées par IA), je ne m’intéresse plus du tout à y aller.
En lisant le titre je m’attendais à découvrir que c’était du vin fait en Afrique du Sud dans une exploitation clandestine qui pratique l’esclavage, avant d’être expédié par avion en Chine pour y être coupé à l’antigel, puis au Royaume-Uni pour qu’une IA anglaise ajoute les épices selon son goût… pas que le grand secret c’était que c’était fait avec de la piquette lambda épicée de manière industrielle
En même temps c’est du vin chaud. À un marché de Noël. Normal que ce soit mauvais et trop cher.
Le Figaro qui se plaint de la loi du marché…
Ça vous apprendra à vous approprier les frites/s