Le Toit du Monde depuis les terrils du Pas-de-Calais 🔭 🗻
Ces sommets sont tout jeunes : Ils ont à peine un siècle et doivent leur existence non pas à la collision de plaques tectoniques entre elles, mais à notre appétit énergétique. Ce sont les terrils jumeaux, les deuxième plus hauts du Monde !
Oubliez l’Everest, le Kilimandjaro, l’Aconcagua ou le Denali. Le toit du Monde se trouve près de chez vous.
Et si je vous disais que ces grands noms de l’alpinisme et de la géographie n’étaient pas les seuls à pouvoir se targuer d’être « les toits du Monde » ?
🚀 Au sommet du Menez Hom dans le Finistère, à 328 mètres, de la butte de Montsec, 377 mètres, où bien du Plomb du Cantal, 1854 mètres, vous vous trouvez en effet au dessus du reste du Monde observable !
Comment ça ?
🧮 🔎 Selon le concept développé par le chercheur californien Kai Xu, les « On Top of The World Mountains » (OTOTWM) sont des pics qui par leur altitude et leur isolement procurent à l’observateur situé au sommet un horizon que rien ne vient perturber.
🌐 On peut remercier la rotondité de la Terre pour ça ! Pour un observateur situé sur l’Aiguille du Midi, le Mont Blanc mesure 2,3 mètres de moins que sa hauteur réelle. Pour un observateur situé un peu plus loin, la grande montagne s’enfoncera un peu plus avant de disparaître
Et alors la magie peut s’installer : les petites collines, buttes témoins, aiguilles, monts et dunes en tout genre, de l’Hexagone, des Antilles, de l’Océan Indien, des Terres australes, peuvent connaître leur heure de gloire. Leur gloire géologique d’antan réhabilitée, prenons le temps de les admirer !
Le fait que le terrils d’à côté ne soit qu’un mettre plus bas ne bloque t’il pas l’horizon ?
Suinteur on
Ah tiens des crassiers.
Leakyboi2 on
Monsieur le président, ils ont touché le deuxième terril.
Bourriks on
Il y avait une BD de Carls Barks avec Picsou et Gripsou comparant leurs fortunes respectives en empilant des milliards de pièces de monnaie sur deux tas côte à côte. Ça me fait penser à ça.
Eldsish on
Pas mal les bzez
lilion12 on
Cha ché min coin
KingOfTheBongoBongg on
*”Il ne comprenait bien qu’une chose : le puits avalait des hommes par bouchées de vingt et de trente, et d’un coup de gosier si facile, qu’il semblait ne pas les sentir passer. Dès quatre heures, la descente des ouvriers commençait. Ils arrivaient de la baraque, pieds nus, la lampe à la main, attendant par petits groupes d’être en nombre suffisant. Sans un bruit, d’un jaillissement doux de bête nocturne, la cage de fer montait du noir, se calait sur les verrous, avec ses quatre étages contenant chacun deux berlines pleines de charbon. Des moulineurs, aux différents paliers, sortaient les berlines, les remplaçaient par d’autres, vides ou chargées à l’avance des bois de taille. Et c’était dans les berlines vides que s’empilaient les ouvriers, cinq par cinq, jusqu’à quarante d’un coup, lorsqu’ils tenaient toutes les cases. Un ordre partait du porte-voix, un beuglement sourd et indistinct, pendant qu’on tirait quatre fois la corde du signal d’en bas, « sonnant à la viande », pour prévenir de ce chargement de chair humaine. Puis, après un léger sursaut, la cage plongeait silencieuse, tombait comme une pierre, ne laissait derrière elle que la fuite vibrante du câble.*
*— C’est profond ? demanda Étienne à un mineur, qui attendait près de lui, l’air somnolent.*
*— Cinq cent cinquante-quatre mètres, répondit l’homme. Mais il y a quatre accrochages au-dessus, le premier à trois cent vingt.*
*Tous deux se turent, les yeux sur le câble qui remontait. Étienne reprit :*
*— Et quand ça casse ?*
*— Ah ! quand ça casse…*
*Le mineur acheva d’un geste. Son tour était arrivé, la cage avait reparu, de son mouvement aisé et sans fatigue. Il s’y accroupit avec des camarades, elle replongea, puis jaillit de nouveau au bout de quatre minutes à peine, pour engloutir une autre charge d’hommes. Pendant une demi-heure, le puits en dévora de la sorte, d’une gueule plus ou moins gloutonne, selon la profondeur de l’accrochage où ils descendaient, mais sans un arrêt, toujours affamé, de boyaux géants capables de digérer un peuple. Cela s’emplissait, s’emplissait encore, et les ténèbres restaient mortes, la cage montait du vide dans le même silence vorace.”*
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Le Toit du Monde depuis les terrils du Pas-de-Calais 🔭 🗻
Ces sommets sont tout jeunes : Ils ont à peine un siècle et doivent leur existence non pas à la collision de plaques tectoniques entre elles, mais à notre appétit énergétique. Ce sont les terrils jumeaux, les deuxième plus hauts du Monde !
Oubliez l’Everest, le Kilimandjaro, l’Aconcagua ou le Denali. Le toit du Monde se trouve près de chez vous.
Et si je vous disais que ces grands noms de l’alpinisme et de la géographie n’étaient pas les seuls à pouvoir se targuer d’être « les toits du Monde » ?
🚀 Au sommet du Menez Hom dans le Finistère, à 328 mètres, de la butte de Montsec, 377 mètres, où bien du Plomb du Cantal, 1854 mètres, vous vous trouvez en effet au dessus du reste du Monde observable !
Comment ça ?
🧮 🔎 Selon le concept développé par le chercheur californien Kai Xu, les « On Top of The World Mountains » (OTOTWM) sont des pics qui par leur altitude et leur isolement procurent à l’observateur situé au sommet un horizon que rien ne vient perturber.
🌐 On peut remercier la rotondité de la Terre pour ça ! Pour un observateur situé sur l’Aiguille du Midi, le Mont Blanc mesure 2,3 mètres de moins que sa hauteur réelle. Pour un observateur situé un peu plus loin, la grande montagne s’enfoncera un peu plus avant de disparaître
Et alors la magie peut s’installer : les petites collines, buttes témoins, aiguilles, monts et dunes en tout genre, de l’Hexagone, des Antilles, de l’Océan Indien, des Terres australes, peuvent connaître leur heure de gloire. Leur gloire géologique d’antan réhabilitée, prenons le temps de les admirer !
Retrouvez la galerie complète de ces mini-toits du Monde [ici](https://www.perrinremonte.com/horizon)
Données de l’IGN (Bd Alti) , bien sûr !
Tout me fait penser à elle.
Le fait que le terrils d’à côté ne soit qu’un mettre plus bas ne bloque t’il pas l’horizon ?
Ah tiens des crassiers.
Monsieur le président, ils ont touché le deuxième terril.
Il y avait une BD de Carls Barks avec Picsou et Gripsou comparant leurs fortunes respectives en empilant des milliards de pièces de monnaie sur deux tas côte à côte. Ça me fait penser à ça.
Pas mal les bzez
Cha ché min coin
*”Il ne comprenait bien qu’une chose : le puits avalait des hommes par bouchées de vingt et de trente, et d’un coup de gosier si facile, qu’il semblait ne pas les sentir passer. Dès quatre heures, la descente des ouvriers commençait. Ils arrivaient de la baraque, pieds nus, la lampe à la main, attendant par petits groupes d’être en nombre suffisant. Sans un bruit, d’un jaillissement doux de bête nocturne, la cage de fer montait du noir, se calait sur les verrous, avec ses quatre étages contenant chacun deux berlines pleines de charbon. Des moulineurs, aux différents paliers, sortaient les berlines, les remplaçaient par d’autres, vides ou chargées à l’avance des bois de taille. Et c’était dans les berlines vides que s’empilaient les ouvriers, cinq par cinq, jusqu’à quarante d’un coup, lorsqu’ils tenaient toutes les cases. Un ordre partait du porte-voix, un beuglement sourd et indistinct, pendant qu’on tirait quatre fois la corde du signal d’en bas, « sonnant à la viande », pour prévenir de ce chargement de chair humaine. Puis, après un léger sursaut, la cage plongeait silencieuse, tombait comme une pierre, ne laissait derrière elle que la fuite vibrante du câble.*
*— C’est profond ? demanda Étienne à un mineur, qui attendait près de lui, l’air somnolent.*
*— Cinq cent cinquante-quatre mètres, répondit l’homme. Mais il y a quatre accrochages au-dessus, le premier à trois cent vingt.*
*Tous deux se turent, les yeux sur le câble qui remontait. Étienne reprit :*
*— Et quand ça casse ?*
*— Ah ! quand ça casse…*
*Le mineur acheva d’un geste. Son tour était arrivé, la cage avait reparu, de son mouvement aisé et sans fatigue. Il s’y accroupit avec des camarades, elle replongea, puis jaillit de nouveau au bout de quatre minutes à peine, pour engloutir une autre charge d’hommes. Pendant une demi-heure, le puits en dévora de la sorte, d’une gueule plus ou moins gloutonne, selon la profondeur de l’accrochage où ils descendaient, mais sans un arrêt, toujours affamé, de boyaux géants capables de digérer un peuple. Cela s’emplissait, s’emplissait encore, et les ténèbres restaient mortes, la cage montait du vide dans le même silence vorace.”*
Emile Zola – Germinal