Unable to accommodate disabled students, National Education reports their families to social services

https://www.mediapart.fr/journal/france/100126/dans-l-incapacite-d-accueillir-des-eleves-handicapes-l-education-nationale-signale-leurs-familles-aux-serv?at_format=link&at_account=mediapart.fr&at_campaign=bluesky&at_medium=custom7

Posted by B0M_B0M

9 Comments

  1. > « C’est la nouvelle arme de l’Éducation nationale : quand on va à leur rencontre, on se prend une IP », dénonce Ludivine. Selon celle concernant son fils, que Médiacités a pu consulter, le collège évoque « un jeune violent avec lui-même […], se tenant dans une posture de repli », et le fait que « les parents auraient refusé une place en IME ». « Alors qu’on avait remis au collège les courriers de refus de ces structures », signale Ludivine. L’IP concernant Aristide a été classée sans suite, « le service de protection de l’enfance n’ayant pas relevé d’éléments de danger… ».

    > « Puis, nous sommes convoqués par le principal, qui nous dit qu’il a fait une “information préoccupante”. Le principal termine l’entretien en disant : « On est d’accord qu’Aristide ne reviendra pas ?” »

    > Une information préoccupante (« IP ») peut être transmise au conseil départemental ou à la métropole, par tout·e citoyen·ne ou professionnel·le dès lors qu’il ou elle estime qu’un·e mineur·e court ou risque de courir un danger sur le plan de sa santé, de sa sécurité ou que les conditions de son éducation, de son développement intellectuel et social sont compromises.

    > « Il y a de la colère, mais surtout de la tristesse », confie Ludivine directrice des ressources humaines qui vit à Lyon (Rhône), avec son compagnon et leurs deux enfants. Aristide, son fils de 17 ans, est atteint d’un trouble du spectre de l’autisme.

    > « Le directeur m’a immédiatement rappelée pour me dire qu’ils ne le feraient pas, mais que leur hiérarchie leur conseillait de recourir aux IP pour aider les familles. Ils ne se rendent pas compte que pour nous, ce n’est pas une aide, c’est nous enfoncer la tête sous l’eau ». Laurianne*, mère d’un enfant en situation de handicap.

    Purée la HONTE.

  2. Independent_Scar5534 on

    Menacer les parents de signalement est vraiment bas comme comportement.

    Mais, j’ai eu un camarade avec le même genre de problèmes pendant 1 an (dans les années 90) et c’étais pas la joie. La situation a créer beaucoup de disruption (des cris et de l’automutilation) et l’attention des profs divisé injustement. 33% d’attention pour 1 élève et 66% pour 24 autres. La direction subissait beaucoup de pression pour changer la situation (de la part de mes parents et des autres parents).

  3. Ca craint dans l’exemple donné dans l’article qui est honteux, mais une information préocupante ne vise pas forcément à accuser les parents de maltraitance ou négligence comme beaucoup de gens le pense.

    Ca peut servir justement à débloquer des aides aux familles après que tout leur ait été refusé: aide éducative à domicile, aide financière, acceuil dans une structure spécialisée etc.. c’est très loin d’être idéal ça c’est déjà quelque chose.

    L’idéal serai donner les moyens aux établissement classique d’acceuillir tout le monde convenablement…

  4. Généralement ce sont les familles qui refusent le placement en IME et refourguent leurs enfants aux collèges/lycées alors qu’on a pas les moyens de gérer des enfants. Dans ces conditions : on met en difficulté l’enfant car le cadre n’est pas adapté + parfois (selon le handicap) c’est également les autres élèves ainsi que l’équipe éducative qui est en danger

  5. En lien avec l’autre actu sur le thème où le sénat a rejeté la demande d’amélioration du contrat pour les aesh.

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/01/08/ecole-inclusive-le-senat-ferme-la-porte-a-un-statut-de-fonctionnaire-pour-les-aesh_6661001_3224.html

    Pour être du côté prof en collège rep et parent d’un gamin avec TSA, la prise en charge des gamins en situation de handicape est tellement insuffisante, laborieuse, complexe,…

    Le mien est plus petit (6ans). On a le dossier MDPH, on a fait une demande d’ime mais on nous répond : “peut-être dans 3ans”… Et en attendant tous les jours à l’école on a l’épée de Damoclès en nous faisant comprendre qu’il n’y a pas sa place et que c’est compliqué pour eux même avec l’accompagnement aesh.

  6. S’il est violent envers lui-même et que la famille ne fait rien de particulier pour débloquer la situation, en quoi faire une IP est-il choquant? Ça veut littéralement dire “information préoccupante”. Un jeune qui s’automutile par exemple, c’est préoccupant.

  7. J’avais écrit ça, il y a quelque temps:

    Il y a des problèmes énormes en France sur le handicap. Malheureusement, c’est socioculturel et il va falloir un gros travail de remise en question de la culture, de la société et des institutions. Les mots sont faibles. Cela touche à des fondements mêmes de ce qu’est la France, à l’assimilation, à l’universalisme, etc.   Il est forcé de constater que le modèle français en lui-même exclut les handicapés, les inferiorise et crée les inégalités et la non-inclusion.