
Decapitated and ostracized at the Agricultural Show, the organic agency is on the verge of explosion
https://www.mediapart.fr/journal/france/200226/decapitee-et-ostracisee-au-salon-de-l-agriculture-l-agence-bio-est-au-bord-de-l-explosion
Posted by Le_Pouffre_Bleu
9 Comments
# Décapitée et ostracisée au Salon de l’agriculture, l’Agence bio est au bord de l’explosion
La ministre de l’agriculture maintient son plan de démantèlement de l’agence de soutien à la filière bio et a fait en sorte de déclencher une procédure de licenciement de sa directrice Laure Verdeau.
[Karl Laske](https://www.mediapart.fr/biographie/karl-laske), 20 février 2026 à 07h57
Pour la ministre de l’agriculture, Annie Genevard, c’est certainement un succès. Mais pour le Salon de l’agriculture et le secteur tout entier, c’est plutôt un échec cuisant et honteux.
L’Agence bio, chargée de promouvoir l’agriculture biologique en France et d’accompagner 61 000 fermes et 200 000 emplois, n’aura pas de stand au Salon de l’agriculture qui s’ouvre samedi Porte de Versailles. Privée de moyens financiers, l’agence ne sera présente qu’à l’extérieur, reléguée sous les intempéries, dans son bus, le « Bio bus », face à l’entrée du hall 2.2.
Prête à supprimer l’Agence bio dès le mois de janvier 2025, sur proposition du sénateur Laurent Duplomb, la ministre, ancienne maire Les Républicains (LR) de Morteau (2002-2017) et députée du Doubs (2012-2024), lui a retiré 15 millions d’euros de crédits en 2025, et prépare ces derniers jours le licenciement de sa directrice, Laure Verdeau, dont le mandat est arrivé à échéance le 10 janvier. Cette dernière a reçu une lettre d’entretien préalable pour son licenciement, un entretien pour l’heure reporté.
Le souci c’est que Laure Verdeau, 44 ans, venue de la Banque publique d’investissement (Bpifrance), devenue une [« VRP infatigable du bio »](https://www.la-croix.com/planete/laure-verdeau-infatigable-vrp-du-bio-20240521) et une figure de la filière, a incarné pendant cinq ans une politique de consensus attirant les interprofessions les plus réticentes dans les filets de la communication du bio.
En réaction à cette éviction, Christelle Le Hir, présidente du directoire de la chaîne de magasins La Vie Claire, a annoncé, le 10 février, sa démission de la vice-présidence de l’organisme et le retrait de Synadis Bio, syndicat professionnel des magasins du bio, des instances de l’agence.
Pointant une *« asphyxie budgétaire »*, Synadis Bio avait approuvé préalablement ces décisions. *« 60 % de son budget a été supprimé, soit la coupe la plus drastique de tous les opérateurs de l’État. L’institution que nous défendions n’existe plus »*, a résumé Synadis Bio, en dénonçant *« le projet de licenciement de la directrice »*. *« La trajectoire est claire : après avoir coupé les moyens puis la tête, on s’oriente vers un démantèlement de l’institution »*, a fait savoir le syndicat.
Quelle honte
C’est la santé de tout le monde (et du budget de la Sécurité Sociale) qui vont en baver pour augmenter le profit de grosses boîtes agro
Signé Laurent Duplomb une fois de plus. Les lobbyistes dirigent le ministère de l’agriculture et c’est tous les français qui en pâtissent.
Ce que je trouve terrible c’est le manque d’arguments pour cette destruction. Tu sens vraiment qu’ils font un truc de mal et qu’ils s’en foutent de ce qu’on va en penser.
La volonté de réduire la capacité d’action de l’état contre les atteintes au bien commun, qu’il s’agisse de la nature, de l’éducation ou du secteur de la santé aura été la signature des mandats Macron. Évidemment, le yo-yo entre décentralisation et recentralisation a grandement facilité au camouflage de ces actions.
La droite française est criminelle. Ils veulent pouvoir nous empoisonner pour les sacro saints profits d’une minorité déjà aisée.
Je me permets un commentaire un peu con, mais je ne trouve pas de réponse claire. A quoi sert cette agence au juste ? Si on souhaite manger du bio, il suffit d’acheter du bio. Je le fais d’ailleurs régulièrement.
A voir comment le transfert de leurs missions va se faire auprès des autres agences.
Transfert de missions et transfert de compétences, voire de connaissances.
La volonté de simplification/économie est claire, rien d’étonnant vu les difficultés budgétaires de cette année en France.
Nous sommes dans un système réactionnaire total, pas étonnant que le bio soit piétiné allègrement.
Courage aux acteurs du Bio.