How anti-migrant speeches have won over part of the left in Europe

https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/03/07/comment-les-discours-antimigrants-ont-gagne-une-partie-de-la-gauche-en-europe_6669853_3232.html

Posted by Avocatdudiable22

8 Comments

  1. Avocatdudiable22 on

    https://archive.ph/jgikq

    >Certains partis progressistes européens ont aligné leur argumentaire au sujet de l’immigration sur celui de l’extrême droite, au nom de la protection des acquis sociaux. S’il est peu présent en France, ce débat, apparu avec la naissance du socialisme au XIXᵉ siècle, a connu un renouveau au début des années 2000.

  2. Je vais probablement me faire downvote jusqu’en enfer, mais pour moi le minimum pour être réellement de gauche c’est vouloir donner la nationalité à toute personne qui la demande.

    Je vois pas comment on peut se dire de gauche tout en voulant activement discriminer les gens en fonction de leurs origines.

  3. *Le Monde* va réussir à redécouvrir le Printemps républicain, mais à l’espagnole et classifier ça à gauche. Ah merde, c’est déjà ce qu’ils (re)font.

    > S’il est peu présent en France, ce débat, apparu avec la naissance du socialisme au XIXᵉ siècle, a connu un renouveau au début des années 2000.

    Putain, Anne Chemin, allo ? Lucie Castets a proposé en 2024 de régulariser tous les sans papiers. Olivier Faure est monté sur son cheval : PAS MON PS, par contre ceux qui travaillent… ok. Ceux qui ne travaillent pas, on expulse. Ceux qui travaillaient et ne travaillent soudainement plus à cause de la fragilité liée à leur situation irrégulière ? Silence radio. Peut-être qu’on peut les mettre dans une cave temporairement, comme des meubles, histoire de ne pas trop les voir.

    La position officielle du Nouveau Front populaire, à ce moment, par son programme, c’était AU MOINS *moins* de répression et de l’accompagnement des étrangers pour les accueillir. Un statut de réfugié climatique, autorisation aux demandeurs d’asile de travailler, etc. Ce que madame Anne Chemin présente à gauche, c’est tout l’arc médian (je suis gentil) après le centre du PS et que toute la gauche qui a soutenu le NFP ne veut plus.

    > […] Les tensions sociales sont si fortes, en ce tournant du siècle, que les socialistes se font parfois « les porte-voix » d’une classe ouvrière hantée par la xénophobie, constate Gilles Ivaldi, chargé de recherche CNRS au Cevipof. Le quotidien guesdiste Le Citoyen dénonce ainsi en 1882 l’« invasion », à Paris, de « grossiers ouvriers » allemands dont l’accent « a le don de déchirer les oreilles et de crisper les nerfs », tandis que Paul Lafargue proclame en 1893 que les socialistes sont les « ennemis de l’immigration » : « Nous ne voulons pas que le prolétaire quitte son pays natal », écrit-il. […]

    Oui, on est au courant. Et la seule chose que le « socialisme » usurpés par le Parti socialiste aujourd’hui s’inspire peut-être encore de Marx, c’est bien son constat entre de la difficulté de garantir les droits des travailleurs nationaux et internationaux débarquant… **SOUS LE CAPITALISME**. Le PS est tellement ancré dans la continuité libérale capitalisée, qu’ils ont oublié que Marx n’opposait rien, il constatait que le dumping social est un outil du libéralisme permettant de confronter les travailleurs, alors qu’il suffit de leur accorder les mêmes droits et les mêmes prétentions.

    > […] Depuis le début des années 2000, cette théorie « très schématique », selon les mots de Michel Forsé et Maxime Parodi, a pourtant été contestée, voire réfutée, par de nombreux travaux. « Elle est tout d’abord fausse historiquement, précise Bruno Palier, chercheur au Centre d’études européennes et de politique comparée. L’argument de la cohérence culturelle n’a jamais été utilisé par les théoriciens de la protection sociale : né dans les pays nordiques, l’Etat-providence a été fondé non sur une rhétorique nationale, encore moins sur une rhétorique ethnique, mais sur un compromis de classe passé dans les années 1920-1930 entre la classe ouvrière et le patronat. » […]

    Heureusement que la fin de l’article permettrait au lecteur courageux dépassant le titre aguicheur, de comprendre qu’alors, effectivement, une gauche non multiculturaliste est un mouvement au moins victime d’entrisme d’idées de droites. Un peu raciste, au moins, ta gauche. Le problème, c’est le patronat. Toute autre explication, c’est de la rhétorique pour diluer la cause des travailleurs.

    > « Jean-Luc Mélenchon avait, en 2018, évoqué les “problèmes posés par les vagues migratoires”, mais il avait rapidement fait marche arrière, constate le politiste Gilles Ivaldi.

    Oui, c’est pour ça qu’il n’y a pas de mélenchonistes, mais des insoumises et insoumis. Le programme, rien que le programme. Il n’y a rien de plus à gauche et proche des portes du pouvoir aujourd’hui.

  4. Cette partie du spectre politique qui pense qu’on peut lutter contre l’extrême droite en appliquant tout ou partie de son programme xénophobe. Lamentable.

    Si on lutte contre l’extrême droite, c’est pas uniquement pour que ceux qui s’en réclament soient écartés du pouvoir. C’est surtout pour que leur autoritarisme conservateur, raciste, sexiste, eugéniste, ne s’applique concrètement ni institutionnellement, ni systémiquement, ni sporadiquement par les groupuscules fascistes qui mettent en pratique sans attendre la prise de pouvoir.

  5. CapitalEmployer on

    La stratégie classique de beaucoup de pseudo politiciens de gauche. Si la gauche était plus de droite elle gagnerait et du coup on sacrifie toutes les valeurs qui faisaient de la gauche la gauche et on monte le printemps républicain et on deviens plus raciste que les racistes.

  6. BertrandQualitay on

    Et bien oui la situation devient intenable la gauche ne peut plus jouer l’angélisme sur le sujet.