Benjamin Lemoine, political scientist: “Debt does not represent a universal danger, it has become an instrument of secession of a Rentière class”

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/10/01/benjamin-lemoine-politiste-la-veritable-fracture-creee-par-la-dette-n-est-pas-generationnelle-mais-sociale_6643821_3232.html

    Posted by Luk—

    Share.

    3 Comments

    1. No-Bodybuilder1270 on

      Vous la sentez la préparation du peuple à vendre la sécurité sociale à Ramsey et les retraites à Black rock ? Vous sentez cette petite chanson de “Le système par répartition marche plus (tant on l’a volontairement plombé), il faut que le gueux passe à la capitalisation.” ? Tu vas voir que ces salauds après nous avoir endettés “pour notre bien” vont nous proposer les “solutions” pour nous en sortir, tout en nous accusant comme le dit l’article d’avoir vécu au dessus de nos moyens (alors que ce sont eux qui ont surtout et de très loin profité de l’envolée de la dette), histoire de bien nous ancrer à notre place de dominés qui ne peuvent rien sans la bienveillante égide des nantis…

    2. *La société ingouvernable* de Chamayou a maintenant 7 ans et l’expliquait déjà très bien. Mais plus encore, c’est surtout un outil de gouvernance. Ca n’a jamais été aussi vrai au point où ceux là même qui creusent la dette en baissant les recettes justifient les mesures d’austérité qui s’en suivent par celle-ci et non par les baisses recettes décidés… ce qui est tout de même très pratique.

      Un incontournable.

    3. Tout à fait d’accord, la menace de la dette est surtout politique et idéologique. On brandit l’épouvantail de “la faillite de l’État” pour justifier l’austérité, alors que dans la pratique, la vraie limite, c’est la confiance : tant que les marchés et les citoyens croient que l’État pourra rembourser, la machine continue.

      Comme disait Keynes : “Un État peut être plus endetté qu’un particulier, car il vit plus longtemps qu’un homme.”

      La question intéressante derrière tout ça, c’est : est-ce qu’on doit voir la dette comme un poids qu’on lègue aux générations futures, ou comme un investissement qu’elles hériteront avec les infrastructures, la recherche, l’éducation qu’elle a permis de financer ?