[Le Monde] Legislative elections in Argentina: Javier Milei wins a surprise victory in the mid-term elections

https://www.lemonde.fr/international/article/2025/10/27/legislatives-en-argentine-javier-milei-remporte-une-victoire-surprise-aux-elections-de-mi-mandat_6649776_3210.html

Posted by CanaR-edit

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4 Comments

  1. Le parti du président arrive en tête avec près de 41 % des voix, soit neuf points de plus que les péronistes. Les électeurs étaient appelés à renouveler un tiers des sénateurs et la moitié des députés lors de ce scrutin test qui devait définir la marge de manœuvre de Javier Milei au Parlement, où son très jeune parti se trouvait jusque-là en nette minorité.
    Selon les projections, LLA s’impose dans 16 des 24 provinces du pays. La victoire la plus surprenante s’est jouée dans la province de Buenos Aires, bastion du péronisme, où l’opposition avait pourtant devancé de 14 points le parti de Javier Milei lors de l’élection législative locale du 7 septembre. Dimanche, LLA avait un demi-point d’avance sur le péronisme, dans cette province la plus peuplée du pays.
    Ainsi, le parti présidentiel obtient 43 sièges supplémentaires à la chambre basse (passant de 37 à 80 députés) et a doublé le nombre de sièges qu’il avait à la chambre haute, passant de six à douze sénateurs, selon le décompte de lundi matin. Avec ses alliés du PRO (Propuesta Republicana, droite) et de l’UCR (Union civique radicale, centre droit) dans différentes provinces, il peut ainsi compter sur 110 députés (sur un total de 257) et 28 sénateurs (sur 72).
    L’assise parlementaire de Javier Milei devrait être ainsi multipliée par trois sans pour autant atteindre la majorité absolue. Mais si les alliances avec le PRO et l’UCR se maintiennent, elles assurent au président le tiers nécessaire pour assurer l’effectivité de ses vétos à des lois de l’opposition n’allant pas dans le sens de sa politique.
    (…)
    « L’ampleur de la victoire s’explique par la peur d’un retour du kirchnérisme [courant du péronisme, au pouvoir pendant seize ans entre 2003 et 2023]. Cela a été décisif dans ce scrutin bien plus que la dimension économique, car une partie de l’électorat de LLA souffre de la situation actuelle », estime Patricio Giusto, politologue à l’Université catholique argentine. La campagne de l’opposition péroniste a été particulièrement atone, sans projet alternatif, se résumant au mot d’ordre : « Il faut freiner Milei. »
    Le taux de participation de 68 % est le plus faible depuis le retour à la démocratie en 1983 – hors primaires de l’élection législative de 2021 – dans un pays où le vote est obligatoire. « C’est frappant, le message des abstentionnistes dit la déception et le ras-le-bol face aux responsables politiques », poursuit M. Giusto.
    Avec plus de poids au Parlement mais toujours pas de majorité, « Javier Milei n’a pas d’autre choix que de négocier », explique cependant Juan Negri, politologue à l’université Torcuato di Tella. Même allié à la droite du PRO, le parti présidentiel sera toujours en minorité. « Comment va-t-il faire pour faire accepter ses lois ? se demande M. Negri. Il lui manque toujours du muscle législatif et Javier Milei n’a pas la personnalité d’un chercheur de coalition. »

  2. On a le même argument chez nous : “Il faut faire barrage au FrontNaze” et on aura le même résultat : Jordan à l’Elysee et Marine 1re ministre.

  3. >L’ampleur de la victoire s’explique par la peur d’un retour du kirchnérisme [courant du péronisme, au pouvoir pendant seize ans entre 2003 et 2023

    Purée, 20 ans! Même Mitterrand n’a pas duré aussi longtemps!
    Pas étonnant que les Argentins aient préféré garder Milei, qui est juste la depuis 2 ans…

  4. Ah donc une gauche molle sans programme de rupture se fait ramasser par l’extrême droite ? Étonnant, ça devrait inspirer la gauche de chez nous.