
“I felt his hand in my panties”: a young LR executive targeted by a complaint for sexual assault by a 17-year-old activist
https://www.humanite.fr/politique/agressions-sexuelles/jai-senti-sa-main-dans-ma-culotte-un-cadre-des-jeunes-lr-vise-par-une-plainte-pour-agression-sexuelle-par-une-militante-de-17-ans
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*Le samedi 6 septembre, une jeune militante LR de 17 ans participait pour la première fois à l’université d’été des « Républicains ». Ce moment d’engagement politique se serait transformé en cauchemar lorsqu’elle a croisé la route de Curtis D., alors responsable des Jeunes « Républicains » de Loire-Atlantique. Elle a déposé plainte contre lui pour « agression sexuelle ».*
Ce samedi 6 septembre, Sarah et sa meilleure amie Carla *, 17 ans, adhérentes LR, arrivent à Port-Marly (78) pour assister à l’université d’été des « Républicains ». Enthousiastes, les deux jeunes filles participent aux conférences. Après le dîner, la soirée se prolonge en musique.
Sarah y rencontre Maud, Tom et Curtis D., 28 ans, alors responsable des Jeunes « Républicains » de Loire-Atlantique. Une fois la soirée terminée, le groupe rejoint l’hôtel situé à dix minutes à pied. Vers 4 heures du matin, les adolescentes décident de regagner leur chambre.
« C’est là qu’ils ont insisté pour être hébergés dans notre chambre », raconte Carla. Toutes deux disent avoir accepté à contrecoeur. « Et puis, Curtis disait être marié et père de famille, ça m’inspirait confiance », explique Sarah. Avant de les faire entrer, elles fixent des règles strictes : « Personne dans le lit », préviennent-elles.
**« J’ai vu à son visage qu’il s’était passé quelque chose »**
Rapidement, selon les jeunes femmes, les limites sont franchies. « Tom est venu se coucher à droite de Carla. Puis Curtis s’est allongé à ma gauche, sur la couette, en me disant qu’il resterait de dos. Il ne m’a pas demandé mon avis, il s’est juste installé », relate Sarah. Le pire serait survenu quelques heures plus tard : « Vers 8 heures du matin, j’ai senti sa main dans ma culotte. Il était collé à moi, en position cuillère », témoigne-t-elle.
Effrayée, l’adolescente se serait levée brusquement. « Quand j’ai tiré la couette, il a eu un geste brusque pour cacher son érection », ajoute-t-elle. « Sarah s’est réveillée en panique et j’ai vu à son visage qu’il s’était passé quelque chose », confirme Carla. Les jeunes filles auraient aussitôt demandé aux trois militants de quitter la chambre.
Le dimanche, Sarah reste encore quelques heures sur le site. « Il faisait comme si rien ne s’était passé, fulmine-t-elle. Je devais sourire devant les caméras, alors que je tremblais à l’intérieur. » Elle envoie un SMS à un responsable des Jeunes LR. De retour à Paris, elle appelle sa mère. « Sa voix tremblait. J’ai tout de suite compris que c’était grave », raconte la maman.
Elles se rendent ensemble au commissariat du 16e arrondissement pour déposer une plainte pour « agression sexuelle ».
Enregistrée le 8 septembre, elle reste sans suite pendant plusieurs semaines. Le dossier n’est pas transféré au commissariat de Saint-Germain-en-Laye, compétent pour le territoire.
Dans une lettre du 23 octobre, la commissaire divisionnaire reconnaît « une erreur de traitement » et précise que l’affaire est désormais entre les mains de la police des Yvelines. « Une erreur administrative sur une agression sexuelle de mineure, c’est inacceptable », réagit la mère.
Malgré plusieurs relances, Curtis D., présumé innocent, n’a pas donné suite à nos demandes d’entretien. Maud, également contactée, est restée silencieuse. Le secrétaire général des « Républicains », Othman Nasrou, affirme avoir « agi immédiatement ». Dans un courrier daté du 8 septembre, il a effectivement notifié à Curtis D. sa suspension : « Eu égard au caractère particulièrement grave des faits évoqués, j’ai pris la décision de vous suspendre à titre conservatoire de votre rôle de responsable départemental des Jeunes de Loire-Atlantique, le temps que la justice se prononce. »
**Curtis D., un militant proche des dirigeants de LR**
Curtis D. n’est pas un membre ordinaire des LR de Loire-Atlantique. Jeune espoir de la politique locale, il est très lié à la sénatrice et ancienne ministre Laurence Garnier, une proche de Bruno Retailleau. En tant que conseillère municipale de Nantes, Laurence Garnier l’a même marié le 19 juillet dernier, soit six semaines avant l’agression présumée.
Le 21 octobre, la mère de Sarah contacte Othman Nasrou, qui lui propose de la recevoir. Le lendemain, constatant que Curtis D. apparaît toujours dans des publications officielles du parti, elle décline le rendez-vous. « J’avais l’impression de quémander du respect pour ma fille victime ! s’indigne-t-elle. On a déposé plainte. Mais tout s’est enlisé : la plainte a été mal transférée, le dossier est resté bloqué, et personne ne nous tenait informées. Pendant ce temps, l’agresseur de ma fille continuait à se pavaner sur les réseaux sociaux. Là, j’ai compris que si je ne parlais pas, rien ne bougerait. »
Les publications incriminées ne seront supprimées que le 23 octobre. Le lendemain, Curtis D. est exclu du mouvement. Dans un nouveau courrier, daté du 24 octobre, Othman Nasrou écrit : « Eu égard à la gravité des faits évoqués et au mépris répété que vous avez affiché pour la mesure de suspension vous ayant été notifiée, je vous informe (…) qu’il est procédé à votre exclusion des « Républicains ». »
Deux mois après les faits, Sarah tente de reprendre le dessus. « Elle continue de se battre, mais elle n’est plus la même, confie sa mère. Elle croyait en la politique, elle y voyait un espace de débats et de convictions. Aujourd’hui, elle n’y croit plus. Nous parlons pour protéger d’autres jeunes. Le silence, c’est une deuxième agression. Ma fille a perdu son innocence le 6 septembre. »
* Le prénom a été modifié.
Enquête, procès, prison.
À croire que la prison va devenir le QG des LR.
Les valeurs de la droite française. Une main dans la culotte d’une mineure, une autre sur la bible.
LR être comme
Une pensée énervée pour les adolescentes d’il y a 10+ années, avant la multiplication des vagues metoo, qui auraient pu se laisser faire parce qu’elles auraient pensé que c’était dans l’ordre des choses.
La droite : dénonce les “harceleurs islamistes”
Aussi la droite :
Ça me fume qu’il y ait encore des sous race pour venir profiter de leur “statut” et agresser des gamines. Et ça s’excuse jamais et ça sort toujours des prétextes, que ce n’ est rien, rooo ça va c’était juste pour taquiner et derrière, t’as un être humain traumatisé qui va devoir se lever tous les matins avec ce souvenir.
C’est écœurant. Courage à la victime et sa famille.
Quand t’as le pouvoir, tu en abuses et c’est partout. J’ai connu des directeurs de recherche ou des professeurs hospitaliers qui se tapaient leur thésardes.
J’en ai même connu un qui a fait un gamin à une qu’il a pris en stage, et qu’il a gardé en assistante après (je l’ai su à la fin de mon stage). Bon, tu me diras, je ne sais pas pourquoi elle est restée mais ceci ne me regarde pas.
Bref, le pouvoir, ça amène une subversion des comportements. Je ne parle meme pas du ciné avec meetoo…
Bravo à l’ado d’avoir eu le courage de dénoncer. C’est pas donné à tout le monde, surtout à cet âge.
Le forcing des gars plus âgé ( dont le “père de famille” violeur dégueu) pour aller dans la chambre des filles,…
Jouer l’ascensant âge + statut (vu qu’il était apparemment connu dans la region).
La France des honnêtes gens 🫠 qui n’ont rien fait jusqu’à la menace de scandale publique de la mère
et les 2 autres connards qui ont insistés pour entrer dans la chambre ? rien pour eux ?
Juste une pensée frivole dans cette histoire dégueulasse, mais la vache, avoir 17 ans et être militante LR ?
Ce type, il a droit à l’anonymat (ou quasi anonymat), ou on peut balancer son nom ?…