Sophie Binet, general secretary of the CGT, indicted for public insult after describing the bosses as “rats”

https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/12/02/sophie-binet-cgt-mise-en-examen-pour-injure-publique-apres-avoir-qualifie-les-patrons-de-rats_6655675_3224.html

Posted by xylophone21000

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39 Comments

  1. SpaceFelicette181063 on

    Mise en examen pour injure publique par les rats pour avoir été comparés à des patrons, j’imagine ?

  2. New_Carpenter5738 on

    C’est qu’ils sont fragiles en plus. Ils nous chient dessus à longueur de journée mais ils voudraient qu’on leur baise les pieds.

  3. Elle a utilisé l’expression “les rats quittent le navire” et est visée par une plainte émanant d’une organisation patronale financée par Périclès de Sterin.

    Le fait que cette orga juge que tous les patrons sont visés alors qu’elle visait ceux qui délocalisent ou s’exilent fiscalement est assez cocasse.

  4. CapriiiCestFiniiiii on

    Alors non, elle ne les a pas juste qualifiés de “rats”:

    > La dirigeante syndicale avait qualifié en janvier à la radio les patrons de « rats qui quittent le navire » dont « le seul objectif est l’appât du gain » en réaction à des propos tenus par le patron du groupe LVMH, Bernard Arnault.

    “Les rats quittent le navire” est une [expression](https://www.expressio.fr/expressions/les-rats-quittent-le-navire) avec un sens précis, indiquant que les moins loyaux se désolidarisent.

    Attaquer Binet là-dessus, c’est grotesque.

  5. Fulguroblastor on

    Le titre du Monde est vraiment pas ouf. Formulé de cette manière on pourrait limite croire qu’elle a insulté quelqu’un, “sale rat” ou quelque chose de similaire. L’expression c’est “les rats quittent le navire”, quelle **violence** mon dieu.

    > l’association Ethic, présidée par Sophie de Menthon

    <emoji clown>

  6. “Dans sa plainte, l’association Ethic, présidée par Sophie de Menthon et dont l’objet est notamment d’*« assurer par tous les moyens la promotion et la défense des entreprises »*, avait estimé que *« l’ensemble des grands chefs d’entreprise sont ici directement pris à partie »* par la syndicaliste. L’association estime que M^(me) Binet porte sur les chefs d’entreprise un *« jugement de valeur négatif qui entache nécessairement leur honneur et leur réputation »* et considère *« particulièrement injurieux »* une comparaison avec des rats.”

    C’est lunaire, de lire un journal, parfois.

  7. AJA qu’une expression commune est devenue une injure publique. Par les mêmes qui nous expliquent que la gauche c’est la censure et la dictature de la pensée.

    On est entrain de se faire dépouiller de notre langue jusqu’à ce qu’on ne puisse même plus nommer les choses.

  8. Est ce que patron du syndicat des agriculteurs a été mis en examen pour ses propos visant à tuer les écologistes ? 

    Édit: et non, je n’ai rien vu concernant une mise en examen du patron du syndicat coordination rurale pour ces propos affirmant « les ecolos, il faut leur faire la peau », l’information a été transmise par des parlementaires au procureur de la République. Je constate que lui a eu une tribune pour contextualiser son propos.

  9. C’est du délire les infos en ce moment. Sarkozy libre, le lanceur d’oeufs en GAV et Binet en examen.

    Mais à côté de ça, des intellectuels continuent à nous seriner qu’on “vit dans un pays communiste”.

  10. Wild_Haggis_Hunter on

    Cette grosse fiente de Sophie de Menthon toujours dans les bons coups… Quand je pense qu’elle a été nommée au Conseil Économique et Social, les bras m’en tombent. [Mais ca ne doit pas être pour rien si je suis ses tentatives de rapprocher le monde des affaires et le RN…](https://www.lefigaro.fr/politique/sophie-de-menthon-la-passionaria-liberale-qui-a-tente-de-reconcilier-le-rn-avec-les-patrons-20251110)
    Je rappelle cette excellente séquence radiophonique [justifiant le travail des enfants](https://www.youtube.com/watch?v=1HPhs881mVU), le paroxysme de l’Entreprise Éthique. Roulure.

  11. Worth-Appointment-41 on

    J’espère qu’ils vont prendre cher pour procédure abusive.
    Les tribunaux sont déjà assez blindé comme ça.

  12. Si certains d’entre vous recherchent un peu de dépaysement, je vous recommande chaudement un safari dans la quatrième dimension grâce à [la fiche Wikipedia de Sophie de Menthon](https://fr.wikipedia.org/wiki/Sophie_de_Menthon).

    Comment peut-on confier la moindre responsabilité publique à quelqu’un qui a un tel pedigree ?

  13. C’est n’importe quoi. Mais cela s’inscrit bien dans l’ambiance actuelle de critique du capitalisme et l’indécence des patrons. On ne peut plus les critiquer. C’est grave ce qu’il se passe aujourd’hui.

  14. C’est pas une insulte c’est une réalité ( pas pour tout les patrons de PME bien sûr 😉 mais pour les grands patrons qui licencient à tour de bras alors qu’il reçoivent un bon paquet de subvention de l’état je trouve que le mot rat est encore très léger !

  15. Un type mis en garde à vue pour avoir envoyé un œuf sur un leader de parti fasciste, la secrétaire générale d’une des plus grandes forces syndicales du pays mise en examen pour avoir sorti une expression française.

    Bah alors messieurs les patrons ? Ça se chie dessus ? On a besoin de Papa Nunez et de la dérive autoritaire pour se défendre ?

    Tristes clowns

  16. chatdecheshire on

    Les petites saloperies de *Le Monde*, comme ne mettre que “rats” dans le titre au lieu de citer l’expression complète “rats qui quittent le navire”, ou de ne pas mentionner que l’organe qui attaque Binet en justice est financé par le fasciste Stérin.

  17. C’est méchant pour les rats ça, c’est eux qui auraient dû porter plainte pour avoir été comparés à des patrons.

  18. PJ ici. Précision utile de procédure pénale, même si l’article l’évoque à demi-mot : la mise en examen en matière d’injure (et de diffamation) n’a pas la même portée qu’en droit commun.

    Quand vous lisez “mis en examen” pour des infractions classiques, cela signifie qu’un juge d’instruction a estimé qu’il existait à l’encontre de la personne concernée des indices graves ou concordants d’avoir commis ladite infraction.

    Il y a donc un certain seuil d’appréciation des éléments à charge, même si ce n’est pas de la culpabilité qu’on parle, et ça attire légitimement l’attention des journalistes et du public.

    En matière de presse, c’est tout l’inverse. Le juge d’instruction ne peut agir que sur plainte de la personne qui s’estime visée par le propos et se borne à rechercher l’auteur de celui-ci (et le responsable de publication). Il ne peut pas entreprendre d’investigations sur le fond du sujet.

    La mise en examen est donc automatique dès lors que l’auteur du propos visé par le plaignant est identifié.

    Ça permet de dire en public “Mais Madame Binet, vous êtes mise en examen” comme si c’était la même chose que pour [politicien véreux de votre choix], mais c’est un trompe-l’oeil, puisqu’en réalité le juge n’a pas pris position sur l’existence ou pas d’une injure. (Et vu le propos rapporté en l’espèce on peut sévèrement en douter)

  19. Non, ”les rats quittent le navire”, c’est plutôt une comparaison avec une bande de poules mouillées. Pour qualifier les patrons de rats, il faut dire quelque chose comme : ”bande de rats crevés, hier j’étais aux impôts et j’ai vu des petites gens adorables qui faisaient la queue des heures pour apporter leur chèque et participer à l’effort citoyen à leur mesure et vous vous chignez et vous parlez de vous barrer pour ne pas contribuer du tout en continuant à les traiter de classes dangereuses.” Enfin, peut-être, l’insulte, c’est pas mon fort.

  20. On est vraiment trop gentil avec les patrons, si ils se permettent d’inventer des insultes… Ils sont pas prêts.