
Trial of Guillaume Meurice against Radio France: “If he is known for his borderline jokes, why this one more than another?”
https://www.liberation.fr/economie/medias/proces-de-guillaume-meurice-contre-radio-france-sil-est-connu-pour-ses-blagues-borderline-pourquoi-celle-ci-plus-quune-autre-20251211_EMO2RMMJVFGFNBL7IOF3RC7DBI/
Posted by Huldreich287

8 Comments
Meurice, blagues borderline? Y a pas plus antinomique.
*«C’est rare que les prud’hommes passionnent autant !»* se réjouit le président de l’audience au moment d’ouvrir le cinquième dossier de l’après-midi. Il est 17 heures passées, journalistes et curieux poireautent depuis près de quatre heures au conseil des prud’hommes de Paris ce mercredi 10 décembre en guettant le tour de l’affaire tant attendue : celle de Guillaume Meurice contestant [son licenciement de Radio France](https://www.liberation.fr/economie/medias/guillaume-meurice-licencie-par-radio-france-20240611_34M7JTFIERDQ5D7C3MVC66A5VM/) dans l’histoire de la [blague dite du *«nazi sans prépuce»*](https://www.liberation.fr/economie/medias/guillaume-meurice-pousser-le-bouchon-tres-loin-20231112_3PLPIKEVAFCSLLA4MFXJJ6NUPU/)*,* feuilleton médiatico-politico-judiciaro- (et donc) prud’homal commencé il y a désormais deux ans.
Dans la petite salle bondée et d’une chaleur suffocante, l’humoriste est là, assis au premier rang, écoutant les plaidoiries des deux avocats. Il est venu accompagné de Juliette Arnaud et Ramzi Assadi, deux camarades passés comme lui de France Inter [à Radio Nova](https://www.liberation.fr/economie/medias/on-a-ecoute-la-premiere-de-la-derniere-la-nouvelle-emission-de-guillaume-meurice-sur-radio-nova-20240909_SUUJQBTKWNHLHGDJ3PV5EQZVWA/) après la polémique. Au total, ce seront près de deux heures de débat dans une extrême opposition de styles qu’offriront les avocats, entre la sobriété du conseil de Meurice, maître Hugues Dauchez, et les outrances de maître Eric Manca pour Radio France.
# 250 CDD signés depuis 2012
Rapide rappel des faits : tout commence par la fameuse blague, donc, d’un déguisement d’Halloween représentant Benyamin Nétanyahou en *«une sorte de nazi, mais sans prépuce»*. Nous sommes le soir du 29 octobre 2023 sur France Inter, trois semaines après l’attaque du Hamas et le début des bombardements à Gaza. La polémique explose quand l’extrait tourne sur les réseaux sociaux deux jours plus tard, entraînant pêle-mêle accusations d’antisémitisme, messages indignés d’auditeurs, saisines de l’Arcom (qui adressera une mise en garde à Radio France), avertissement infligé à Guillaume Meurice et même audition de l’humoriste par la police dans le cadre d’une enquête pour «provocation à la haine», [finalement classée sans suite](https://www.liberation.fr/societe/police-justice/les-plaintes-contre-guillaume-meurice-classees-sans-suite-annonce-lhumoriste-20240422_HMX7SADD45C55GSLFLBEEOUU2I/) faute d’infraction suffisamment «caractérisée».
Une décision de justice, en avril 2024, qui incitera Guillaume Meurice à réitérer sa blague à l’antenne. La PDG de Radio France, Sibyle Veil, sévit alors plus durement : l’humoriste est suspendu puis licencié pour «faute grave» en juin 2024. En cause, une *«déloyauté répétée à l’égard de l’entreprise»,* selon la présidente de Radio France, dans un mail envoyé au personnel : *«En réitérant finalement ses propos à l’antenne en avril, Guillaume Meurice a ignoré l’avertissement qu’il avait reçu [et] la mise en garde de l’Arcom.»*
Un licenciement contesté donc devant les prud’hommes par Guillaume Meurice et son avocat qui estiment que l’éviction constitue *«une atteinte à la liberté d’expression»* et doit donc être annulée. Mais l’affaire ne s’arrête pas à cette question : est aussi réclamée la requalification en CDI du lien contractuel qui unissait Guillaume Meurice et Radio France, depuis ses débuts sur Inter en août 2012. Au total, l’humoriste aurait signé avec la radio publique 250 contrats à durée déterminée d’usage durant cette période. Pratique courante à Radio France et dans le reste de l’audiovisuel public, et régulièrement contestée aux prud’hommes par des salariés, souvent avec succès. En tout, l’avocat de Guillaume Meurice chiffre alors les demandes d’indemnisation de son client à près de 400 000 euros.
Autant je trouve Meurice un peu fatigant, autant France inter a complètement chié dans la colle avec ce licenciement.
Le coup de demander un truc relatif aux CDDU, je sais pas si ça va passer et ça me rend curieux.
Je sais pas si on peut vraiment demander ça quand on touche des cachets.
C’est intriguant.
Parce que Muriel n’aime pas ce genre de blague, et encore moins quand un journaliste fait une interview un peu trop musclé ou qu’un pgiste ose parler d’otage pour des palestiniens enfermé arbitraitement car palestinien
Muriel elle tire comme lucky luke, attention 🙂
C’est une question rhétorique vous connaissez déjà la réponse
Après il va probablement gagner et ce sera très bien, par contre c’est radio france qui va payer, donc nous, par contre l’employeur qui a fauté sera au mieux félicité par les fachots, au pire aura même une prime qu’on payera aussi.
Depuis Dieudonné on a compris qu’il y avait un sujet sur lequel on ne pouvait pas faire d’humour en France.