Municipal 2026: the RN reinvests its “bad apples”

https://www.mediapart.fr/journal/politique/151225/municipales-2026-le-rn-reinvestit-ses-brebis-galeuses?utm_source=global&utm_medium=social&utm_campaign=SharingApp&xtor=CS3-5

Posted by Folivao

12 Comments

  1. Putain même pour le RN le niveau d’amateurisme est incroyable.

    Après j’imagine que ces brebis galeuses qui vont se retrouver mairesses vont être un excellent baromètre du niveau d’endocrinement des citoyens français

  2. **Mediapart a pu identifier une douzaine de candidats déjà épinglés pour des propos racistes, antisémites ou homophobes, ou pour leur proximité avec des groupuscules radicaux. Le parti de Jordan Bardella avait pourtant assuré avoir mis en place un processus de sélection inédit.**

    Le Rassemblement national (RN) le répète à longueur de journée : tout est désormais carré. Après avoir passé une bonne partie de la campagne des législatives anticipées de 2024 à se justifier sur les propos racistes, sexistes, antisémites ou négationnistes de dizaines de ses candidat·es, le parti d’extrême droite assure aujourd’hui avoir écarté ces profils que Jordan Bardella avait qualifiés à l’époque de « brebis galeuses ».

    Lors d’une conférence de presse organisée le 1er décembre au siège parisien du RN pour lancer la course aux élections municipales, le directeur de campagne du mouvement, Julien Sanchez, a d’ailleurs indiqué qu’« il ne suffi[sait] pas de vouloir être candidat pour l’être ». « On a reçu énormément de candidatures, chacun a passé une audition avec un jury d’élus locaux et nous avons refusé beaucoup de candidats », a-t-il revendiqué.

    Depuis un an et demi, les cadres du RN distillent dans la presse l’idée selon laquelle toutes les leçons du scrutin de 2024 auraient été tirées. Pour le reste, arguent-ils encore, la faute reviendrait aux médias, forcément partisans et ne traitant pas le parti d’extrême droite comme les autres. « Il y a des dizaines de journalistes dans les rédactions de gauche qui sont payés pour aller éplucher les pages Facebook des grands-mères des candidats », se plaignait Jordan Bardella sur BFMTV en 2024.

    Au mois de juillet, France Info expliquait que le RN avait fait appel à une « entreprise spécialisée dans la réputation numérique », chargée de « traquer la photo, la vidéo, le post compromettant qui pourrait être exhumé du web, […] les propos racistes, homophobes ou antisémites, bien sûr, mais aussi les commentaires sur le conflit israélo-palestinien ou encore la Russie de Vladimir Poutine ». Un dispositif censé protéger le parti de nouvelles investitures problématiques.

    Mediapart a pris le RN au mot, en commençant par le plus simple : se pencher sur les « brebis [déjà] galeuses », à savoir ces candidat·es épinglé·es par la presse en 2024 et qui mèneront néanmoins des listes en 2026. Pour elles et eux, une simple recherche sur les moteurs de recherche suffit bien souvent à retrouver les déclarations problématiques. Ce qui n’a pas empêché le mouvement de Jordan Bardella de leur donner son feu vert. Contactés, ni le parti ni Julien Sanchez n’ont répondu à nos questions sur le sens global à donner à ces investitures (voir la boîte noire). 

    **« Grand remplacement » et « prénoms hébraïques »**

    À Belfort, le jeune Quentin Macullo, 23 ans, a déjà lancé sa campagne axée sur « la sécurité et l’identité ». Assistant parlementaire du député RN Guillaume Bigot, il est aussi un cadre de La Cocarde, un syndicat étudiant d’extrême droite qui fournit au parti de Jordan Bardella nombre de collaborateurs et collaboratrices.

    En décembre 2024, Mediapart avait exhumé ses publications sur le réseau social X, où s’étalait son obsession pour la théorie raciste du « grand remplacement ». En septembre 2022, il comptabilisait ainsi « 72 % de prénoms à consonance étrangère » sur la liste des naissances de sa commune, avant d’ajouter : « Je n’ai même pas compté Elie et Samuel, d’origine hébraïque. » « Donner un prénom français n’est pas un baromètre exclusif de francité, on peut parfaitement avoir un prénom qui n’est pas sur le calendrier et être un patriote français », indiquait pourtant Jordan Bardella, fin 2024.

  3. Après le truc c’est que le RN est composé d’immenses batards. Il n’y a pas des brebis galeuse, ça supposerai qu’il y en ai des saines dans le lot.

    Nan faut jeter le bébé, l’eau du bain, le bain, et la salle de bain de avec

  4. > Mediapart a pu identifier une douzaine de candidats déjà épinglés pour des propos racistes, antisémites ou homophobes, ou pour leur proximité avec des groupuscules radicaux. Le parti de Jordan Bardella avait pourtant assuré avoir mis en place un processus de sélection inédit.

    “Grâce à ce nouveau processus nous pouvons **enfin** nous assurer que les candidats ont bel et bien été condamnés pour propos racistes avant de les investir! Fini les candidats trop mous qui n’osent pas suivre la ligne du parti.”

  5. Si jamais vous voulez vous tenir au courant et votre entourage si un membre de chez eux se représente et se distingue en étant au choix parmi tant d’exemples complotiste, anti-IVG, ou tout simplement sympathisant nazi… je vous fournis [cette carte](https://www.tourdefrancedelahonte.fr/)

    (On va devoir ajouter le candidat bastiais qui est littéralement un terroriste)

  6. Ça correspondra à la facisation de la société française. Élire un maire raciste qui fera des déclarations racistes / pro genocide / pro apartheid, ça ira aux gens vu qu’ils le sont aussi (mais pas trop dans ce sub ceci dit).

  7. Est-ce un signe qu’ils en ont rien à foutre parce que ça marche comme ça, ou est-ce dû à un manque de candidats? J’espère la deuxième.

  8. Les pro-RN te diront “sur autant de communes en France, y a forcément quelques personnes moins respectables, et c’est pareil dans tous les partis”.