How racist clichés persist insidiously in our societies

https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/12/19/comment-les-cliches-racistes-perdurent-insidieusement-dans-nos-societes_6658743_3232.html

Posted by xAvi_r

6 Comments

  1. Mur de paye.
    J’aimerais bien quelques exemples.
    Personnellement j’ai plus l’inpression d’un racisme anti pauvre en France

  2. Dependent_Pickle_372 on

    Insidieusement? Non seulement ils perdurent mais sont de moins en moins insidieux grâce à nos amis de cnews par exemple

  3. le_flibustier8402 on

    # Comment les clichés racistes perdurent insidieusement dans nos sociétés

    Yasmine Khiat

    ***Rares sont ceux qui se disent ouvertement racistes et pourtant les comportements discriminatoires n’ont pas disparu. Dans son nouvel ouvrage, le chercheur britannique Keon West s’emploie à débusquer nos préjugés en s’appuyant sur la science.***

    Livre. C’est une formule si courante qu’elle en est emblématique de la persistance de l’intolérance. Une phrase commençant par « Je ne suis pas raciste mais… » annonce à coup sûr l’expression d’un cliché révélateur de préjugés, tout en cherchant à exempter par avance son auteur de tout soupçon. Keon West, professeur britannique de psychologie sociale, a fait de ces quelques mots suspendus le titre de son nouveau livre, traduit par les éditions Belfond (368 pages, 21,50 euros). Partant du constat que beaucoup semblent penser qu’il s’agit d’un problème appartenant au passé, il montre que le racisme se manifeste de manière insidieuse, bien au-delà d’un groupe précis de la population.

    « Le racisme est loin d’être l’apanage des gens peu intelligents », au contraire, bon nombre « font usage de leur intelligence pour excuser ou justifier leurs préjugés (…) tout en trompant leur entourage », souligne Keon West. Le chercheur de l’Ecole d’économie et de sciences politiques de Londres a pleinement conscience qu’un grand nombre de lecteurs aborderont son texte avec distance, convaincus que la question du racisme et des discriminations ne les concerne pas. Alors, pour en montrer la réalité, il ne cesse de les apostropher, pour sonder leur sentiment de malaise face à divers scénarios. Son objectif ? Leur « faire renoncer à cette belle assurance » et leur tendre un miroir sans les accabler. Car si « le racisme pullule de manière significative, permanente, invasive et détectable », Keon West montre toute la difficulté liée à l’étude de l’intolérance : « Aucun individu ne veut admettre » la pratiquer.

    Ce déni relève de ce que certains chercheurs appellent un « racisme aversif », terme qui émerge dans les années 1980. Keon West en donne la définition suivante : « Une forme de discrimination caractérisant les pensées, les sentiments et les comportements de [personnes blanches] bien intentionnées et apparemment dénuées de préjugés. » Une double aversion est à l’œuvre : envers les personnes racistes et envers les minorités ethniques. Il concerne ceux qui sont profondément opposés au racisme et convaincus qu’eux-mêmes ne nourrissent aucun préjugé. Autrement dit, l’individu est raciste aversif en dépit de lui-même. Le terme renvoie à un phénomène bien réel, insiste l’universitaire, mais il préfère employer l’expression, plus précise selon lui, de « racisme conflictuel », qui renvoie précisément à « une contradiction profonde, un vrai conflit intime » et qui s’exprime dans des « situations suffisamment floues » pour qu’on puisse expliquer un comportement raciste en faisant comme s’il avait une autre origine.

    Et pourtant, le racisme n’en est pas moins présent et humiliant pour ceux qui en font l’expérience. Keon West s’appuie sur des données quantitatives, empiriques, collectées avec rigueur et analysées avec objectivité pour montrer sa persistance. Il cite notamment des études scientifiques menées sur le rôle du racisme dans les décisions d’embauche au Royaume-Uni par les sociologues Valentina Di Stasio et Anthony Heath. Leur expérimentation consiste à envoyer une série de CV identiques, sauf en ce qui concerne l’appartenance ethnique de la personne censée répondre à l’annonce. Et, sans surprise, les CV avec un nom perçu comme « blanc » ont débouché sur le plus grand nombre de prises de contact, avec un différentiel de plus de 90 %. « Ce n’est pas qu’une histoire de CV blanc ou noir », rappelle Keon West, le racisme « sévit dans tous les domaines, partout, tout le temps ».

  4. lefier_moustachu on

    Y a toute une partie qu’on retrouve dans le vocabulaire aussi. Je tique un peu quand des potes disent pour désigner quelqu’un dans la rue en mode “ce black” ou “ce kebla” alors que y a tellement d’autres caractéristiques, d’autres détails à pointer pour le désigner.

    Même moi il m’arrive d’avoir dans ma tête parfois un préjugé, alors qu’il n’y a aucune raison de penser cela. Il y a tout une partie inconsciente façonnée à partir des médias que l’on consomme qui nous influence.

  5. thefattestgiraffe on

    Putain les commentaires dans ce fil… C’est chaud quand même.

    Beaucoup d’experts viennent nous expliquer ce que c’est le vrai racisme, mais pas beaucoup de remise en question…