Un article inquiétant, sur un sujet complexe. Il ne fait pas de doute que les mixers de bitcoin permettent beaucoup de traffics illégaux. Maintenant, peut-on s’en prendre à quelqu’un parce qu’il développe une solution originale pour le respect de la vie privée dans les transactions financières? Peut-être faudrait-il policer les marchés bitcoin en s’en prenant à ceux qui les utilisent, plutôt qu’à ceux qui créent la technologie?
Le principe fondamental de sa condamnation est extrèment préoccupant pour la liberté d’expression et l’attribution des responsabilités sur les marchés financiers.
Cerise sur le gateau: il semblerait qu’une grace présidentielle par Trump soit considérée…
Calamistrognon on
Ça rappelle les mecs qui se sont fait démolir pour avoir créé des systèmes de partage de fichiers sous prétexte que ça permettait de partager des fichiers soumis au droit d’auteur. Et aujourd’hui on a des IA entraînées sur des données volées mais c’est OK.
IntelArtiGen on
Ce serait bien de comprendre le détail parce que faire des logiciels qui aident à protéger la vie privée ça n’est pas un soucis. Mais de ce que je comprends la loi impose que les transactions financières puissent être tracées, et il a fait un logiciel qui permet de contourner cette loi, et il a aidé des criminels en connaissances de cause, d’où la condamnation:
> In one exchange on that platform, a user asked about the most “secure methods to clean dirty BTC” to make it “untraceable, clean” and ensure the user would “never get caught.” HILL responded by writing that “Samourai Whirlpool is a much better option” than a competitor service to “clean dirty BTC.”
> in July 2020, RODRIGUEZ engaged in a Twitter exchange in which he personally encouraged the hackers of a social media platform to “feed” and “send” the criminal proceeds into Samourai’s Whirlpool. When the hackers ultimately used a different cryptocurrency mixing service to launder the proceeds of the hack, RODRIGUEZ and HILL expressed their disappointment.
J’ai le sentiment que s’il n’avait pas construit un système conçu pour aider des criminels en le marketant directement auprès d’eux comme tel il n’aurait pas été condamné.
On se plaint constamment sur ce même sub des leaks de millions de nos données persos. Ces leaks sont revendus sur des plateformes, et ceux qui achètent et vendent ces leaks utilisent ce genre de chose pour pas se faire chopper et continuer leur activité. Et visiblement ce mec recommandait directement à ces criminels d’utiliser son service pour pas se faire chopper. Et il a pris 6millions de commissions. Les victimes se font extorquer, paient les criminels, et lui va voir les criminels et leur dit “hey, pour pas vous faire chopper, utilisez mon système et filez moi une commission”. Bref du blanchiment d’argent classique et condamnable.
Thelk641 on
Si je développe une plateforme qui prend de l’argent, traçable, potentiellement illégal, et qu’en échange je te donne de l’argent, traçable, de source connue entièrement légale, mais sans qu’il soit possible de faire le lien entre l’argent qui rentre et l’argent qui sort, ça s’appelle du blanchiment d’argent.
Remplace “argent” par “bitcoin” et d’un seul coup, ça devient un “outil de défense de la vie privée”. Ben, en fait, non ?
GreyXor on
pas ce dechet de korben svp
quaternoon on
voir ce torchon de korben ici ne serait-ce qu’une fois par an serait encore une fois de trop!
il pisse plusieurs dizaines d’articles par semaine grace au combo repompage+LLM
Liquid_Smoke_ on
Une transaction financière, ce n’est pas de la vie privée. L’auteur de l’article prend largement parti.
DrDam8584 on
Encore une fois l’un des intérêts extraordinaires des cryptomonaie c’est le fait que l’arbre des transaction est publique. C’est tout l’intérêt du système. Si tout le monde a accès aux comptes de tout le monde, il n’y a plus besoin de “régulateurs”/”dépositaire des comptes” (on appel ca des “banques” dans le monde reel).
Vouloir l’un (se passer d’une “banque”) tout en demandant a ce que les transactions soient privés, pose le problème de fond : qui garantie que jean-luc ne s’est pas attribué une valeur qu’il ne possède pas ?
8 Comments
Un article inquiétant, sur un sujet complexe. Il ne fait pas de doute que les mixers de bitcoin permettent beaucoup de traffics illégaux. Maintenant, peut-on s’en prendre à quelqu’un parce qu’il développe une solution originale pour le respect de la vie privée dans les transactions financières? Peut-être faudrait-il policer les marchés bitcoin en s’en prenant à ceux qui les utilisent, plutôt qu’à ceux qui créent la technologie?
Le principe fondamental de sa condamnation est extrèment préoccupant pour la liberté d’expression et l’attribution des responsabilités sur les marchés financiers.
Cerise sur le gateau: il semblerait qu’une grace présidentielle par Trump soit considérée…
Ça rappelle les mecs qui se sont fait démolir pour avoir créé des systèmes de partage de fichiers sous prétexte que ça permettait de partager des fichiers soumis au droit d’auteur. Et aujourd’hui on a des IA entraînées sur des données volées mais c’est OK.
Ce serait bien de comprendre le détail parce que faire des logiciels qui aident à protéger la vie privée ça n’est pas un soucis. Mais de ce que je comprends la loi impose que les transactions financières puissent être tracées, et il a fait un logiciel qui permet de contourner cette loi, et il a aidé des criminels en connaissances de cause, d’où la condamnation:
> In one exchange on that platform, a user asked about the most “secure methods to clean dirty BTC” to make it “untraceable, clean” and ensure the user would “never get caught.” HILL responded by writing that “Samourai Whirlpool is a much better option” than a competitor service to “clean dirty BTC.”
> in July 2020, RODRIGUEZ engaged in a Twitter exchange in which he personally encouraged the hackers of a social media platform to “feed” and “send” the criminal proceeds into Samourai’s Whirlpool. When the hackers ultimately used a different cryptocurrency mixing service to launder the proceeds of the hack, RODRIGUEZ and HILL expressed their disappointment.
https://www.justice.gov/usao-sdny/pr/founders-samourai-wallet-cryptocurrency-mixing-service-sentenced-five-and-four-years
J’ai le sentiment que s’il n’avait pas construit un système conçu pour aider des criminels en le marketant directement auprès d’eux comme tel il n’aurait pas été condamné.
On se plaint constamment sur ce même sub des leaks de millions de nos données persos. Ces leaks sont revendus sur des plateformes, et ceux qui achètent et vendent ces leaks utilisent ce genre de chose pour pas se faire chopper et continuer leur activité. Et visiblement ce mec recommandait directement à ces criminels d’utiliser son service pour pas se faire chopper. Et il a pris 6millions de commissions. Les victimes se font extorquer, paient les criminels, et lui va voir les criminels et leur dit “hey, pour pas vous faire chopper, utilisez mon système et filez moi une commission”. Bref du blanchiment d’argent classique et condamnable.
Si je développe une plateforme qui prend de l’argent, traçable, potentiellement illégal, et qu’en échange je te donne de l’argent, traçable, de source connue entièrement légale, mais sans qu’il soit possible de faire le lien entre l’argent qui rentre et l’argent qui sort, ça s’appelle du blanchiment d’argent.
Remplace “argent” par “bitcoin” et d’un seul coup, ça devient un “outil de défense de la vie privée”. Ben, en fait, non ?
pas ce dechet de korben svp
voir ce torchon de korben ici ne serait-ce qu’une fois par an serait encore une fois de trop!
il pisse plusieurs dizaines d’articles par semaine grace au combo repompage+LLM
Une transaction financière, ce n’est pas de la vie privée. L’auteur de l’article prend largement parti.
Encore une fois l’un des intérêts extraordinaires des cryptomonaie c’est le fait que l’arbre des transaction est publique. C’est tout l’intérêt du système. Si tout le monde a accès aux comptes de tout le monde, il n’y a plus besoin de “régulateurs”/”dépositaire des comptes” (on appel ca des “banques” dans le monde reel).
Vouloir l’un (se passer d’une “banque”) tout en demandant a ce que les transactions soient privés, pose le problème de fond : qui garantie que jean-luc ne s’est pas attribué une valeur qu’il ne possède pas ?