Quentin Deranque, traditionalist Catholic in the city and neo-Nazi online

https://www.mediapart.fr/journal/france/120326/quentin-deranque-catholique-traditionaliste-la-ville-et-neonazi-en-ligne

Posted by Delicious-Owl

27 Comments

  1. transfemrobespierre on

    Est-ce que quelqu’un pourrait retrouver tous les centristes éclairés qui le défendaient ici il y a à peine un mois ? J’aimerais voir leur réaction

  2. axelclafoutis21 on

    L’Assemblée Nationale a donc officiellement fait une minute de silence pour un nazi. Voilà.

  3. L’ED, en boucle : « C’est trop facile de se dire antifasciste quand vous traitez tous les gens que vous aimez pas de fachos »

    Réponse de Quentin D : « On veut le fascisme » / « Je soutiens Adolf »

    Ce serait presque drôle si c’était pas triste.

  4. Delicious-Owl on

    Le militant tué à Lyon gravitait depuis plusieurs années dans les cercles néofascistes locaux. Des milliers de posts anonymes sur X retrouvés par « Mediapart » montrent l’étendue de sa pensée raciste et antisémite, construite autour d’une glorification du fascisme et une nostalgie du nazisme.

    IlIl y a d’abord eu les hommages, élogieux. « Quentin est un nouveau converti au catholicisme engagé pour le bien commun […] avec une noblesse d’âme impressionnante », décrivait son ami Baptiste Claudin le 16 février sur CNews.

    Puis est arrivée la minute de silence à l’Assemblée nationale. À 15 heures, le lendemain, tout l’hémicycle s’est levé pour le « jeune Quentin » – les mots de la présidente Yaël Braun-Pivet. Le militant d’extrême droite venait d’être déclaré mort après avoir été passé à tabac par des militants antifascistes, en marge d’un affrontement entre deux bandes rivales. Allait suivre un débat national jetant notamment l’opprobre sur le mouvement de La France insoumise (LFI), accusé de proximité avec le mouvement antifasciste.

    Enfin, les rares portraits étoffés sont apparus dans la presse conservatrice, décrivant Quentin Deranque à travers les témoignages de ses ami·es proches. « Quentin est devenu catholique pour des raisons identitaires : le patriotisme et l’amour de Dieu sont liés chez lui », a ainsi résumé Domitille Casarotto dans Le Figaro.

    Le jeune « consacrait ses nuits à l’aide aux sans-abri et à la lecture », affirme encore l’avocat de sa famille Fabien Rajon, qui a dénoncé le 11 mars « le harcèlement de certains médias dont les prétendues “enquêtes” ne visent qu’à salir sa mémoire ». Contacté par Mediapart, il n’a pas répondu à nos sollicitations.

    Un aspect de la personnalité du militant néofaciste, qui s’était porté volontaire pour faire partie d’un service d’ordre bénévole du groupe de fémonationalistes Némésis le 12 février, a pourtant jusqu’ici été complètement éclipsé. Un activisme en ligne d’une rare brutalité, qui laisse peu de doute sur les convictions néonazies qu’il avait développées.

    Mediapart a identifié des milliers de posts que Quentin Deranque a publiés sous pseudonyme ces deux dernières années sur le réseau social X. Si elles confirment le portrait de fervent catholique et intellectuel appliqué que ses ami·es ont dressé, ces publications donnent aussi à voir l’étendue vertigineuse d’une pensée structurée autour d’un racisme et d’un antisémitisme décomplexés, ainsi qu’une glorification assumée du fascisme et de la nostalgie du nazisme.
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    Des publications de Quentin Deranque sur X. © Photomontage Mediapart

    « Il faut que les lois Pleven et Gayssot soient supprimées », énonce-t-il dans l’une de ses premières publications le 2 mai 2023, à propos des lois françaises qui interdisent notamment de nier la Shoah. Le début d’une logorrhée qui n’a fait que s’intensifier à mesure de son utilisation de la plateforme et de ses interactions avec d’autres militants néonazis. Durant des mois s’accumulent des posts négationnistes, fascistes, antisémites, racistes, islamophobes, homophobes.
    Très proche de sa famille

    Quentin Deranque est né le 13 juillet 2002, d’une mère péruvienne et d’un père français, à Perpignan (Pyrénées-Orientales). Il y passe quelques années avant que ses parents déménagent en Auvergne-Rhône-Alpes. Ils se rendent parfois dans le village de Cucuron (Vaucluse), au nord d’Aix-en-Provence, où le grand-oncle de Quentin Deranque a été maire pendant vingt ans.

    C’est ici, dans un caveau familial, qu’il a été enterré le 25 février dans la plus grande discrétion. Pour éviter les risques de profanation, les fleurs ont été déposées uniquement au milieu du cimetière du petit village, sous une statue de Jésus crucifié. « Casapound Blocco Studentesco », lit-on sur une gerbe, du nom de l’organisation néofasciste italienne, connue pour son influence sur la mouvance française.

    Il est scolarisé dans le lycée catholique privé sous contrat Robin à Vienne (Isère), un établissement qui brasse des milliers d’élèves par an. En parallèle, il prend des cours de guitare électrique dans un centre social d’un quartier prioritaire viennois. Un professeur se souvient d’un « gentil gamin, petit et fin » et « très obéissant avec son père ». « Je ne me souviens pas d’une personnalité très affirmée, mais il était très preneur de la moindre proposition », ajoute-t-il.

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    Quentin Deranque entame ensuite ses études supérieures en septembre 2020 à Lyon-I, en parcours mathématiques et économie. Le jeune homme est toujours resté « très proche de ses parents », formant une « famille tranquille et peu nombreuse », dit-on à Mediapart. Quentin Deranque a aussi une sœur de quelques années de moins, qui vivrait dans le Sud-Ouest selon Le Figaro. Lui rentrait quasiment tous les week-ends et fréquentait assidûment les paroisses de la région.

    Depuis sa mort, ses parents refusent de prendre la parole, renvoyant toute sollicitation vers leur avocat Fabien Rajon (voir la boîte noire). « Il y a des parents qui ont perdu un enfant. La famille est dépassée par ce retentissement, il faut les comprendre », rappelle l’entourage de la famille.
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    Une gerbe en hommage à Quentin Deranque le 3 mars 2026, à Cucuron (Vaucluse). © Photo Marie Turcan / Mediapart

    Après deux années à Lyon-I passées « avec succès », décrit une source en interne, puis un stage à l’été 2022 dans le domaine de l’énergie, sur le lieu de travail de son père, il disparaît des radars scolaires. Bien qu’inscrit en troisième année entre 2022 et 2025, il ne se présente pas aux épreuves et n’obtient pas de diplôme. Ce n’est qu’en septembre 2025 qu’il se réinscrit dans un autre cursus, suivant un bachelor universitaire de technologie (BUT) de science des données à Lyon-II.

    De ces trois années de creux, on ne sait quasiment rien. Selon les témoignages de ses proches, c’est à cette période que sa fréquentation des paroisses s’intensifie. C’est aussi à cette époque que Quentin Deranque poste frénétiquement sur X.
    Apologie du fascisme et du nazisme

    Au printemps 2023, il crée deux comptes anonymes sur le réseau social d’Elon Musk : @PatricienD et @Gavariou. Sur le premier, il publie près de 7 000 fois en un an, de 2024 à janvier 2025. Il bascule alors parfois sur l’autre, présenté comme son « compte secondaire », et un troisième, @ultragavariou, créé en avril 2025, où l’on dénombre 3 000 publications jusqu’en février 2026.

    L’exégèse de ces milliers de messages montre que non seulement il se revendiquait du fascisme (« On veut le fascisme », janvier 2025) et se définissait comme « un fasciste » (janvier 2025), mais qu’il prenait aussi le temps de le théoriser : « Un fasciste est quelqu’un qui soutient le fascisme, càd qu’il affirme la primauté de l’État sur l’individu. Il souhaite que l’État soit une force régénératrice (d’un ordre moral) et qu’il unisse la Nation. Il s’oppose au libéralisme et au marxisme. »

    Il lui arrive d’ailleurs de recadrer d’autres militants de droite peu avisés qui qualifieraient les antifascistes de fascistes. « Les fascistes et les antifas ont littéralement 2 visions opposées de la société. La violence politique n’est pas propre aux fascistes, elle est intrinsèque à la politique quand on a un peu de caractère », s’agace-t-il en novembre 2024.

    Moi je soutiens Adolf, mais chacun son truc.

    Un post de Quentin Deranque sur X

    Tantôt sérieux, tantôt goguenard, il multiplie également les références nostalgiques au nazisme. En apprenant en novembre 2024 que huit Allemands préparaient un coup d’État néonazi, il compare cette initiative au putsch de la Brasserie d’Hitler de 1923, survenu neuf ans avant l’accession du chancelier nazi au pouvoir. « Dans neuf ans nous serons définitivement de retour », prophétise-t-il.

    Lorsqu’un internaute poste un chapitre de Mein Kampf d’Adolf Hitler, il abonde : « À faire lire à tous les lycéens » (septembre 2024).

    En juillet 2024, alors qu’un internaute manifeste son « soutien aux pd, trans et adelphes », il réagit : « Moi je soutiens Adolf mais chacun son truc. » Un an plus tard, lorsqu’un utilisateur du réseau social mentionne les retards des trains en Allemagne, il répond le 14 août 2025 : « On les a trop culpabilisés d’avoir eu une excellente utilisation des réseaux ferrés. »

    Le jour où dix-huit mois de prison sont requis contre le leader néonazi Marc de Cacqueray pour avoir passé à tabac des militants de SOS Racisme, Quentin Deranque commente : « Soutien à lui, il n’a rien fait de mal. » Et quand le député Antoine Léaument (LFI) rappelle à Julien Odoul que son parti, le Rassemblement national (RN) « a été fondé par des Waffen SS », Quentin Deranque assume : « Et c’est très bien. »

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    Dans la presse, les amis de Quentin Deranque ont multiplié les références à sa « grande bibliothèque » et à son goût pour la lecture, mentionnant par exemple Aristote, saint Thomas d’Aquin et saint Augustin. Mais le jeune homme de 23 ans avait aussi une fine connaissance des auteurs négationnistes. Il recommande plusieurs fois les deux livres Nuremberg de Maurice Bardèche, premier négationniste français, où l’universitaire plaide en faveur de l’Allemagne nazie, nie l’existence de la Shoah et diffuse des idées fascistes et antisémites, et pour lequel il a été condamné pour apologie de crimes de guerre.

  5. Doomhammer02 on

    Ça lui fait quoi à Yaël Braun-Pivet d’avoir fait un hommage pour un néo-nazi ? On savait déjà qu’elle était née avant la honte celle là mais elle confirme de jour en jour sa débilité profonde.

  6. Une grosse merde mais toujours pas une raison pour le tuer en temps de paix. En 40 ça aurait été une autre histoire.

    Par contre l’assemblée nationale et les médias sont fautifs.

    Pour les médias, le problème de toujours vouloir être dans la réaction rapide et l’instantanéité au détriment de leur rôle de contre-pouvoir. Le travail journalistique prend du temps.

    Pour les politiques c’était de la pure récupération opportuniste pour contrer la gauche, ce qui rend le truc encore plus dégueulasse. Car insincère.

    L’extrême droite qui dicte la marche à suivre au sein des institutions et des médias, c’est plus un glissement vers le fascisme à ce niveau, mais un toboggan.

  7. *La violence politique n’est pas propre aux fascistes, elle est intrinsèque à la politique quand on a un peu de caractère », s’agace-t-il en novembre 2024.*

    Bah bien joué Einstein. Maintenant, t’es le mort du cimetière avec le plus de caractère.

  8. Visiblement il est mort comme il le souhaitait puisqu’il dit qu’il regrette qu’on ait pas utilisé un fait-divers pour “mater la n*graille comme l’avait fait un grand homme [Hitler] après l’incendie du Reichstag”

  9. C’est n’importe quoi d’un côté comme de l’autre. C’est juste un gamin mort dans un accident, je suis certain qu’il ne savait pas plus ce qu’est le catholicisme que le nazisme, puisque c’est totalement contradictoire.

  10. FrancoeurOff on

    Et bien sûr, aucun des médias qui se sont jetés comme des vautours assoiffés de sang sur cette affaire ne fera son mea culpa ou en tirera les conséquences, en s’étonnant plus tard de la réussite de Le Pen ou Bardella aux présidentielles, à base de “mais comment en est-on arrivés là ?”

    Je pense particulièrement au Monde, qui a fait plusieurs fois depuis un mois se retourner Beuve-Méry dans sa tombe. Honte à eux.

  11. Est-ce sa photo est toujours affichée sur l’hôtel de région à Lyon ?! Ca devient urgent de l’enlever là quand même !

  12. Punaise mais c’est chaud de se sentir suffisamment fort pour poster ce genre d’avis. C’est ce qui m’inquiète le plus. Que des fachos se sentent intouchables.

    C’est qui les malades qui les poussent derrière aussi ?

  13. Ce n’est pas parce qu’il se vantait d’être Nazi, admirait des Nazis, reprenait des idées nazies et approuvait ce que les Nazis ont fait qu’il était un Nazi.

    La gauche est devenue folle.

    /s

  14. Je me suis fait ban 3 jours pour avoir dit que j’allais pas pleurer la mort d’un nazillon, bon ben je réitère.

  15. C’est extrêmement grave d’avoir fait une minute de silence pour un type aussi haineux

  16. >Le jour où dix-huit mois de prison sont requis contre le leader néonazi Marc de Cacqueray pour avoir passé à tabac des militants de SOS Racisme, Quentin Deranque commente : « Soutien à lui, il n’a rien fait de mal. » 

    Paroles malheureuses.

  17. Le plus ironique c’est quand même ce passage :

    “Il lui arrive d’ailleurs de recadrer d’autres militants de droite peu avisés qui qualifieraient les antifascistes de fascistes. « Les fascistes et les antifas ont littéralement 2 visions opposées de la société. La violence politique n’est pas propre aux fascistes, elle est intrinsèque à la politique quand on a un peu de caractère », s’agace-t-il en novembre 2024.”

    Surtout quand on voit la prévalence du discours “les antifasciste sont les nouveaux fascistes”

  18. Master-Secretary-732 on

    Il est donc tout à fait sain que des attachés parlementaires s’acharnent sur son crane inconscient au sol.

  19. vraiment une énorme honte cette minute de silence, il avait beau être jeune il a eu un engagement et des propos complètement hallucinants et il est mort d’une manière stupide en voulant éviter d’avoir des ennuis à 50 mètres d’un hopital, de peur de se faire arreter, vraiment de la pure lacheté.

  20. Ha bin zut alors. Ça fait des semaines qu’on dit que ce type était un neo-nazis et qu’on se fait traiter de tous les noms pour ça. Les députés qui ont fait une minute de silence pour lui vont il officiellement signifier leurs regrets ?

  21. Veroonzebeach on

    Ah ben tiens. Quelle surprise ! Enfin je dis ça de manière profondément ironique.