“Hardly elected, Bally Bagayoko personifies both the harsh reality of racism and the possibility of a dignified and determined response”

https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/03/29/jean-luc-melenchon-nourrit-la-rhetorique-identitaire-de-l-extreme-droite-en-opposant-une-france-racisee-a-une-france-raciste_6675167_3232.html

Posted by IndividualNetwork188

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15 Comments

  1. Charles_Sausage on

    Ca commence fort:

    >Si le maire LFI de Saint-Denis réagit avec sang-froid à « l’ouragan médiatique » qui se déchaîne contre lui, **Jean-Luc Mélenchon « nourrit la rhétorique identitaire de l’extrême droite en opposant une “France racisée” à une “France raciste”** » , estime, dans sa chronique, Philippe Bernard, éditorialiste au « Monde ».

    Ah bon.

    On parle d’un maire français en mobilisant des “analyses” sur les “grands singes” ou les “chefs de tribu”, mais c’est nourrir l’extrême-droite que de dire que y a des gens racisés qui se prennent des torrents de racisme.

    Philippe il est pas content, non pas qu’il soit raciste lui-même: mais faut qu’il prenne parti.

    Ah flûte alors, on n’peut plus renvoyer tout l’monde dos à dos face à “l’ouragan médiatique”, mdr.

    L’ouragan de racisme, hein.

  2. Ça m’aurait étonné que les journaux ne fantasment pas un lien entre Mélaaaanchon et le racisme des médias.

    Remballez moi ce torche fion

  3. red_dragon_89 on

    La France est raciste. 
    C’est une honte qu’un tiers du pays le soit ouvertement et qu’un autre tiers ne soit dérangé par ce fait. 

  4. CapitaineBiscotte on

    Par contre le sous-entendu « c’est un bon noir parce qu’il n’élève pas la voix » c’est limite hein. Cette idée que pour combattre le racisme et l’extrême droite il faut être carré c’est une fable. La preuve, le mec est un exemple parfait d’intégration mais ça n’est et ne sera jamais assez.

  5. Alors je suis pas trop les médias mais j’ai pas vu du tout de torrent médiatique contre ce mec?

  6. J’adore le centrisme du 21eme siècle qui essaye de trouver un terrain d’entente entre les racistes et leurs cibles, c’est une période vraiment fantastique

  7. Le monde qui permet ce genre de personnage aux relents puants du Printemps Républicain d’écrire ce torchon c’est une folie tout de même.

  8. Tirer des conclusions aussi fortes en si peu de temps, c’est comme juger les gens au simple regard, généralement ça vaut pas grand-chose.

    Après si on est extrémiste d’extrême droite ou d’extrême gauche, c’est évidemment le terrain de jeu de toute la manipulation …. Arriver àdes conclusions d’une rapidité incroyable, clivant et populiste, on est bien chez LFI

  9. J’avais vu quelques fois un constat (probablement étudié et tout) que les personnes racisées font beaucoup plus d’effort que les blancs qui se permettent de s’en foutre parce que chaque écart leur sera reproché et qu’ils sont malgré eux toujours en représentation. Bon ben on en a un exemple. Force à lui et mangez bien vos grands morts les racistes ordinaires et leurs idiots utiles.

  10. Je prends le pari que plus de 80% des commentaires n’ont pas lu l’article. En gros, l’éditorialiste juge que le concept/stratégie de “Nouvelle France” de JLM accentue davantage la question identitaire plutôt que la dépasser et donc que ça renforce le RN. Quelques éléments choisis :

    > Dans les années 1980-2000, un semblant de consensus politique avait été trouvé autour de l’idée d’« intégration », à mi-chemin entre une « assimilation » oublieuse des origines et un enfermement dans des « communautés » hermétiques. Cette perspective s’est trouvée prise en étau. D’un côté, la droite et l’extrême droite arc-boutées sur le mythe d’une identité nationale immuable, trouvent « l’intégration » bien trop généreuse, car elle reconnaît à la fois l’égalité et l’attachement aux origines. Dans un contexte exacerbé par la montée des revendications identitaires et aussi par le souvenir des multiples attentats terroristes, on veut, de Bruno Retailleau à Marine Le Pen, ne laisser le choix qu’entre assimilation et exclusion de la communauté nationale. Un diptyque ségrégatif, irréaliste et appauvrissant.

    > La « nouvelle France », le mot d’ordre que M. Mélenchon a récemment substitué à celui de « créolisation », est conçue pour nourrir la ligne conflictuelle de LFI. Symétrique de la vision de l’extrême droite qui refuse de considérer comme pleinement français les populations issues de l’immigration, le nouveau slogan oppose ces dernières à une « vieille France » jamais désignée explicitement mais qualifiée de « rabougrie et raciste » par M. Mélenchon, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), le 20 mars, dans son discours d’hommage au nouveau maire « insoumis » de la ville, Bally Bagayoko, élu dès le premier tour des municipales.

    > M. Bagayoko, qui a réagi avec un remarquable sang-froid à cette provocation, semble de taille à résister à la « racialisation » promue par son propre parti. En décembre 2025, Sébastien Delogu, lui-même candidat LFI aux municipales à Marseille, était venu à Saint-Denis lui apporter son soutien en appelant les Dyonisiens à élire un « racisé » afin que « le réel peuple de France reprenne le pouvoir ». Et, peu après son élection, M. Mélenchon est venu à Saint-Denis proclamer la « victoire de la “nouvelle France” ». Cela n’a pas empêché le nouvel élu de prendre ses distances avec le mot « racisé », qui réhabilite la fiction des races, creuse les fossés et tend à assigner des personnes à une identité qu’elles n’ont pas nécessairement choisie.

    > Fort de sa victoire retentissante, il s’est permis d’affirmer sur RMC qu’il « n’aime pas trop le terme “racisé” » et préfère définir la « nouvelle France » comme celle des « enfants de la République et héritiers de l’immigration ». A peine élu, M. Bagayoko personnifie à la fois la réalité crue du racisme et la possibilité d’une riposte digne et déterminée. Peut-être aussi, en rêvant un peu, une synthèse entre la fierté des origines et une revendication du « droit à l’indifférence » dont la gauche pourrait s’inspirer.

  11. Ici c’est de la négrophobie (caractérisée notamment par : singe, chef de tribu, male dominant, un passé esclavagiste, l’association systématique à la violence, au trafic, etc.) si vous ne connaissiez pas ce terme

  12. simonchanceux on

    En gros la théorie de colon du bon et du mauvais noir, celui qui est bien c’est celui qui est bien calme qui n’enlève pas la voix tout ça …
    Vraiment ces logique la a la printemps républicain /le monde/ sos racisme sont a vomir, surtout quand au début du même article il pleure sur les outrance de celui qui ose critiquer le racisme en parlant fort 😡

  13. Je ne cesse de le dire mais , sans ces racistes décomplexés dans les médias, j’aurai même pas su qui c’est.

    Je ne connais pas le maire de la ville voisine mais lui je le connais plus.

    Effet Streisand un peu pour moi.

  14. Qu’il s’occupe de la ville et qu’il arrête de soucier de son image. Ça devient n’imp à saint denis en moins, d’une semaine la sortie de gare RER D c’est dégradé! Les rues redevenues salles et l’ébriété dans les rues sont de retour.