
“Claude, see that”: Claude Guéant breaks Nicolas Sarkozy’s defense at the Libyan financing trial
https://www.mediapart.fr/journal/france/140426/claude-voyez-cela-claude-gueant-brise-la-defense-de-nicolas-sarkozy-au-proces-des-financements-libyens
Posted by Macron-Poubelle
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mur de paye
> Enfin le collaborateur [Guéant] de 20 ans relate une scène jusqu’ici inconnue, lors du dîner officiel à Tripoli en juillet 2007 suite à la libération des “infirmières bulgares” par la Libye, obtenue par Nicolas Sarkozy tout juste élu président de la République : d’après lui le chef de l’Etat le “fait appeler” pour que Mouammar Khadafi répète devant lui sa “préoccupation” concernant son beau-frère et chef du renseignement intérieur libyen Abdallah Sennousi, condamné par contumace pour l’attentat du DC 10 en 1989 et dont le Guide souhaitait la réhabilitation : comme souvent il m’a dit : “Claude, voyez cela”.
[Source RTL](https://www.rtl.fr/actu/justice-faits-divers/document-rtl-claude-voyez-ca-la-reponse-cinglante-d-un-gueant-ecoeure-a-sarkozy-lors-du-proces-en-appel-sur-le-dossier-libyen-7900623712), vu que tout le monde n’a pas accès à l’article de ce fil.
A force de taper sur Guéant, Sarkozy va finir par faire émerger des histoires jusqu’ici inconnues.
Elle est géniale, cette nouvelle saison de House of Cards ! Le moribond se rebiffe ! 😂
# « Claude, voyez cela » : Claude Guéant brise la défense de Nicolas Sarkozy au procès des financements libyens
L’ex-bras droit de Nicolas Sarkozy a fait parvenir mardi à la cour d’appel de Paris une attestation ravageuse pour la défense de l’ancien président. Au centre des principales révélations de Claude Guéant : la situation judiciaire du terroriste libyen Abdallah Senoussi et la diplomatie de l’Élysée auprès du régime Kadhafi.
*« Claude, voyez cela »* : trois mots, trois mots seulement, viennent probablement de faire basculer le procès en appel des financements libyens. Claude Guéant, l’ancien bras droit de Nicolas Sarkozy au ministère de l’intérieur puis à l’Élysée entre 2002 et 2012, absent des débats du fait de son état de santé dégradé, a fait parvenir mardi 14 avril à la cour d’appel de Paris une attestation ravageuse pour la défense de l’ancien président de la République.
Dans ce document de trois pages, signé le 11 avril, Claude Guéant affirme que Nicolas Sarkozy lui a demandé de regarder le dossier de la situation pénale du numéro deux du régime libyen, Abdallah Senoussi. Ce dernier, à la fois chef des services de renseignements militaires et beau-frère du dictateur Mouammar Kadhafi, est devenu au fil des ans le personnage charnière du scandale libyen.
Il est, d’après l’accusation, non seulement au centre des négociations secrètes en 2005 autour d’un présumé financement occulte de la campagne présidentielle de 2007, mais aussi un condamné en France à la perpétuité pour terrorisme auquel l’équipe Sarkozy a promis, en contrepartie, d’améliorer sa situation judiciaire.
Nicolas Sarkozy a toujours démenti avoir été informé de quelque manière que ce soit des rencontres confidentielles de ses deux plus proches collaborateurs, Claude Guéant (en octobre 2005) puis Brice Hortefeux (en décembre 2005), avec Abdallah Senoussi, condamné en 1999 pour avoir organisé [l’attentat contre l’avion de ligne DC-10 de la compagnie UTA](https://www-mediapart-fr.bnf.idm.oclc.org/journal/france/020426/proces-des-financements-libyens-les-parties-civiles-veulent-determiner-l-ampleur-de-la-trahison-de-nicolas) (170 victimes).
Les rencontres ont eu lieu à chaque fois – c’est important – en présence de l’agent de corruption présumé Ziad Takieddine, dans le dos des autorités diplomatiques françaises. L’enquête a par ailleurs montré que les Libyens avaient, dans la foulée, entre janvier et novembre 2006, fait envoyer 6,5 millions d’euros dans le but de financer la campagne de 2007, selon [le jugement de première instance](https://www-mediapart-fr.bnf.idm.oclc.org/journal/france/260925/sarkozy-kadhafi-dix-questions-pour-tout-comprendre-d-un-jugement-historique) qui a condamné Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux et Claude Guéant pour association de malfaiteurs.
De la même manière, Nicolas Sarkozy a également toujours démenti avoir demandé quoi que ce soit à ses deux plus proches lieutenants concernant le dossier judiciaire d’Abdallah Senoussi, empêché de voyager à cause du mandat d’arrêt international qui le visait.
Claude Guéant vient aujourd’hui fracturer profondément cette version des faits et son avocat, Philippe Bouchez El Ghozi, a fait vaciller à plusieurs reprises, mardi, la position de l’ancien président, à l’occasion d’une série de questions devant la cour d’appel.
# Le cas Senoussi
Dans son attestation, Claude Guéant reconnaît d’abord une erreur : *« C’est vrai que Ziad Takieddine était une personnalité spécialement “collante”* […]*. C’est vrai que j’aurais pu faire cesser plus tôt ses interventions concernant Senoussi. »*
Puis il ajoute, désignant sans détour Nicolas Sarkozy : *« Mais n’oublions pas pourquoi j’ai fait traîner la réponse. La demande d’examen de la situation de Senoussi vient de Kadhafi lui-même. Lors du dîner officiel à Tripoli en juillet 2007, après la libération des infirmières bulgares, Nicolas Sarkozy m’a fait appeler pour que Kadhafi répète devant moi la préoccupation qu’il venait de lui exprimer concernant Senoussi. Comme il le faisait souvent, Nicolas Sarkozy conclut en me disant :* *“Claude, voyez cela.” »*
Interrogé par l’avocat de Claude Guéant, Nicolas Sarkozy a déclaré à la barre : *« J’oppose le démenti le plus formel.* […]*. Je n’ai absolument pas le souvenir de cette scène en plein banquet. Je ne me vois pas dire dans un dîner officiel à Kadhafi : “Eh, dites donc, vous pouvez répéter ce que vous venez de me dire ?” »*
*« Cela veut dire que Claude Guéant ment ? »*, demande M^(e) El Ghozi. *« Ça veut dire qu’on n’a pas le même souvenir. Voilà, c’est mon souvenir, il est formel »*, louvoie Nicolas Sarkozy, ne résistant pas à une première pique contre son ancien bras droit : *« Si M. Guéant est en état de parler, qu’il vienne devant la cour ! »*
Pour sa défense, Nicolas Sarkozy pense que Claude Guéant confond la scène décrite à Tripoli en 2007 avec un voyage, en tant que ministre de l’intérieur, en 2005, déplacement durant lequel Mouammar Kadhafi lui a effectivement parlé de la situation pénale d’Abdallah Senoussi, comme il l’avait admis en garde à vue.
Le président de la cour, Olivier Géron, s’immisce dans l’interrogatoire et demande au prévenu s’il reconnaît donc avoir dit : *« Claude, voyez cela »* en 2005. Manifestement conscient du danger d’une réponse positive, Nicolas Sarkozy se reprend et l’assure : en fait, non, cette scène n’a jamais eu lieu.
Dans son attestation, Claude Guéant n’en reste pas là. Il écrit : *« Pendant la période de 2007 à 2009, il m’a été donné d’informer le président de l’insistance des Libyens et de notre incapacité à leur répondre favorablement* [sur le cas Senoussi – ndlr]*. »* Et il poursuit, au sujet de l’automne 2005 et de sa rencontre avec Abdallah Senoussi et Ziad Takieddine à Tripoli : *« Dans le même registre, j’ajoute que j’ai toujours dit que je n’avais pas le souvenir d’avoir parlé à Nicolas Sarkozy de ma rencontre avec Senoussi. La seule chose dont je sois sûr est que je ne lui en ai pas rendu compte immédiatement. »*
Son avocat, Philippe Bouchez El Ghozi, traduit le sous-entendu en pleine audience : *« C’est donc qu’il a pu vous en informer après… »* Nicolas Sarkozy s’agace : *« On parle de choses sérieuses, là ! On ne va pas m’en parler six mois après en me disant : “Au fait, avec Takieddine, j’ai vu Senoussi.” »* Claude Guéant, dans sa lettre à la cour, assure avoir fait traîner le dossier Senoussi *« sans donner d’espoir »* mais en laissant *« les choses en suspens pour ne pas être trop brutal dans une relation des deux pays qui était récente et qui restait compliquée »*.
L’enquête judiciaire a néanmoins montré que plusieurs diligences avaient été menées sur le cas Senoussi, entre l’automne 2005 et le 16 mai 2009, date à laquelle s’est même tenue à l’Élysée une réunion sur le sujet entre Claude Guéant et Ziad Takieddine. Ce dernier évoquait d’ailleurs dans un compte rendu de cette réunion les travaux d’un pénaliste de renom, Thierry Herzog, qui se trouve être l’avocat personnel de Nicolas Sarkozy ; l’ancien président l’a aussi présenté comme son *« meilleur ami »* sur procès-verbal.
Quant à la relation de Claude Guéant avec Ziad Takieddine, dont il était pourtant informé dès 2003, Nicolas Sarkozy dit avoir varié au fil du temps parce qu’il lui a fallu *« un temps de digestion »*. *« J’ai trouvé certaines choses indigestes et encore, je suis très calme. »*
Qui aurait cru que Sarkozy est un fervent utilisateur d’IA…
On ne peut que dire encore merci à Fabrice Arfi, sa saine obsession pour nous dévoiler la corruption est louable.
C’est marrant j’aurais parié que le sacrifice de guéant était une stratégie consentie vu qu’il y a peu de chance vu son âge et état de santé qu’il aille en prison.
Mais finalement peut être que c’est juste Sarko qui l’a jeté sous le bus. Et lui qui a été le parfait petit soldat de Sarko pendant toutes ces années refuse de rester dans les mémoires comme le responsables des crimes de son chef. C’est bien la première fois de ma vie que j’ai un peu d’empathie pour gueant.
Récap’ :
> Claude Guéant, l’ancien bras droit de Nicolas Sarkozy au ministère de l’intérieur puis à l’Élysée entre 2002 et 2012, absent des débats du fait de son état de santé dégradé, a fait parvenir mardi 14 avril à la cour d’appel de Paris une attestation ravageuse pour la défense de l’ancien président […]
> Dans ce document de trois pages, signé le 11 avril, Claude Guéant affirme que Nicolas Sarkozy lui a demandé de regarder le dossier de la situation pénale du numéro deux du régime libyen, Abdallah Senoussi. […]
> Nicolas Sarkozy a toujours démenti avoir été informé de quelque manière que ce soit des rencontres confidentielles de ses deux plus proches collaborateurs […]
> Nicolas Sarkozy a également toujours démenti avoir demandé quoi que ce soit à ses deux plus proches lieutenants concernant le dossier judiciaire d’Abdallah Senoussi […]
>Au cours du procès en appel, Nicolas Sarkozy a certifié à la barre n’avoir aucun lien avec les quatre voyages de Claude Guéant en Libye entre 2008 et 2010 […]
>La suite du courrier complique encore plus la donne pour Nicolas Sarkozy, puisque Claude Guéant explique avoir effectué ces déplacements pour honorer la coopération libyenne née de la visite de Kadhafi à Paris en décembre 2007, ainsi que pour « tenter de vendre des équipements de défense » à la Libye. Problème : Nicolas Sarkozy ne cesse d’affirmer que la relation franco-libyenne était quasiment inexistante après décembre 2007, pour ne pas dire le cadet de ses soucis. […]
🍿
Ca y est Guéant en a marre de servir de fusible et crache le morceau ?
Suis-je le seul à penser que ce qu’a fait Sarkozy s’apparente à une forme de trahison, et qu’il devrait finir sa vie à la Santé plutôt qu’à gagner des millions dans des conseils d’administration ?
[Réconfortant : les pires personnes que vous connaissez sont en train de s’écharper](https://knowyourmeme.com/photos/2535073-worst-person-you-know-made-a-great-point)
Mais que je l’aime ce procès en appel, que je l’aime
Claude Geôle > Claude Code.
Rhoooo ça sent le Yaourt cette affaire!!
ah c’était pré-shot par Arfi le retour de bâton Guéant sur Sarko.
*« Ne voyez pas une décharge de ma part sur qui que ce soit. Ce n’est pas mon caractère. C’est difficile de dire cela pour moi parce que cela veut dire que je me suis trompé. Le pouvoir fait peser une telle pression. Certains ont pu disjoncter. Cela me coûte humainement. »*
C’est tellement bourré de biais que je l’ai donné au LLM Kimi 2.5: “..L’individu semble occuper une position de pouvoir institutionnel … Sa souffrance paraît authentique, mais filtrée par un système de défense rigide qui protège l’estime de soi au prix d’une responsabilisation partielle. La phrase respire la tension entre l’exigence de transparence (dite ou imposée) et l’impossibilité psychique de s’y soumettre pleinement.”
HAHA