
[JO 2030] A gigantic water reservoir above Courchevel is sinking at an alarming speed, prompting the prefect to take emergency measures
https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/05/16/une-gigantesque-retenue-d-eau-au-dessus-de-courchevel-s-affaisse-a-une-vitesse-alarmante-poussant-le-prefet-a-prendre-des-mesures-d-urgence_6689637_3244.html
Posted by FroggyTheFr
![[JO 2030] A gigantic water reservoir above Courchevel is sinking at an alarming speed, prompting the prefect to take emergency measures [JO 2030] A gigantic water reservoir above Courchevel is sinking at an alarming speed, prompting the prefect to take emergency measures](https://www.byteseu.com/wp-content/uploads/2026/05/Glp4uRJYRQKJ_wC9cSGLvD8qIsPvPRTykwskZ8AR1Bg-1024x683.jpeg)
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Et en attendant, on nous vend des jeux zolympiques [écologiques comme jamais](https://www.lafibredutri.fr/jo-2030-lenvironnement-au-centre-des-discussions/).
Texte de l’article :
Les travaux réalisés pour garantir l’enneigement de la célèbre piste de l’Eclipse, à Courchevel (Savoie), pour les Championnats du monde de ski alpin de 2023 et dans la perspective des JO Alpes 2030, ont-ils exposé les populations d’un hameau en contrebas à un scénario qui aurait pu être catastrophique ? Selon une expertise géomorphologique datée de décembre 2025 à laquelle Le Monde a eu accès, la retenue d’eau de la Loze, creusée en 2020 à 2 270 mètres d’altitude pour stocker les 170 000 mètres cubes d’eau nécessaires à l’enneigement des 3,2 kilomètres de piste, s’affaisse sur ses fondations à une vitesse alarmante.
L’infrastructure, d’un coût de 5,7 millions d’euros, avait montré ses premières faiblesses dès sa mise en eau. « La première année, en 2022, on avait noté un léger tassement qu’on a d’abord attribué à la récente mise en service », observe David Vignon, directeur des projets et du développement durable de la Société des Trois Vallées (S3V), qui exploite le domaine skiable de Courchevel.
Face à la persistance du phénomène, cette entreprise a mandaté le géant mondial de l’ingénierie de l’eau et des barrages, Artelia, pour une expertise plus poussée. Mi-décembre, la quarantaine de pages remises aux dirigeants de l’entreprise a conclu à une défaillance structurelle du barrage d’altitude, liée à l’évolution thermique du sous-sol.
« Fonte de la glace résiduelle »
En superposant des images de 2022 et de 2025, les ingénieurs d’Artelia ont conclu que « l’ensemble du glacier rocheux » sur lequel est installée la retenue « s’affaisse ». Un mouvement que ces spécialistes expliquent « par la fonte de la glace résiduelle toujours présente de façon très probablement diffuse sous le glacier rocheux ». A la différence d’un glacier « blanc » classique, cet amas de roches et de glace vieille de plusieurs siècles, voire millénaires, se comporte comme une pâte épaisse. Tant que la glace reste gelée, la matière est stable, mais dès qu’elle fond, le liant disparaît et la cohésion des blocs avec.
En prime, cette fonte affecte la partie de la retenue située côté digue, en surplomb de la pente. C’est cette zone qui « s’affaisse de façon plus importante, de l’ordre de 40 à 50 centimètres depuis sa création, soit environ 15 centimètres par an », précise le rapport. S’il n’est pas anormal qu’une construction de ce type bouge de quelques millimètres chaque année, les 150 millimètres relevés à la Loze ont été jugés suffisamment inquiétants pour que la préfecture de Savoie impose, fin 2025, une vidange partielle, puis quasi totale, de la réserve. « Dans un premier temps, nous avons dû descendre à 146 000 mètres cubes d’eau, puis à 132 000 et, finalement, à 25 000 mètres cubes », rappelle David Vignon. Une façon radicale d’éviter le scénario catastrophe envisagé dans l’étude d’impact : une rupture de la digue, barrage plein, aurait risqué de précipiter en trente minutes une lave torrentielle sur La Tania (90 chalets et huit résidences hôtelières), l’un des hameaux de Courchevel.
Il est absolument lunaire l’article, en le lisant on a vraiment la sensation que ce choix de retenue d’eau est la pire idée qu’on ait pu avoir pour cet endroit, il n’y a rien qui va.
ancien du BTP et franchement ca me surprend pas. les retenues collinaires c est le genre d ouvrage ou tu dois surveiller en continu les mouvements de terrain, surtout en montagne avec les cycles gel/degel. le fait que ca s affaisse veut dire que soit les fondations bougent soit y a des infiltrations qui sapent la structure par en dessous.
le pire c est que c est pas nouveau comme probleme, y a des retenues en France qui sont sous surveillance depuis des annees sans qu on fasse les travaux parce que ca coute trop cher. et la avec les JO en plus, ca va etre du bricolage en urgence pour tenir jusqu en 2030. j espere qu ils prendront pas de risques avec la securite des gens en aval.
Et dans tout ça il n’y a pas une garantie dommage ouvrage ? Ou bien c’est les impôts qui vont payer pour corriger les conneries du concepteur / bureau d’étude ?
Donc si je comprends bien,l’ouvrage construit pour se prémunir des effets du réchauffement climatique (garantir de la neige pour les épreuves) est en train de se casser la gueule à cause des effets du réchauffement climatique.