
For the OECD, “some French adults from the university do not have the written skills of a 10 -year -old child”
https://www.marianne.net/societe/education/pour-l-ocde-certains-adultes-francais-diplomes-de-l-universite-n-ont-pas-les-competences-a-l-ecrit-d-un-enfant-de-10-ans
Posted by SweeneyisMad

21 Comments
Hein ? Les enfants sont devenus super bons en écrits ? PCK là ça veut quand même dire que plus on va à l’école, moins on est bon à l’écrit…
Ça n’a aucun sens.
La faute à qui ? [La faute de l’orthographe](https://www.youtube.com/watch?v=5YO7Vg1ByA8). On n’a pas besoin d’être bon en orthographe pour exceller dans un domaine.
L’image avec des élèves en fond d’amphi avec pas mal de mélanine dans la peau, est ce neutre ?
ma femme est prof en sciences humaines à la fac, elle confirme. Ils ont du mettre des cours de mise à niveau en français tellement c’était parfois catastrophique
EDIT : c’est pas moi le prof et j’ai clairement pas le niveau
Ouais alors pour avoir fait des études sup, je confirme que même des basiques type “une phrase commence par une majuscule et se termine par un point” ne sont pas unanimement maîtrisés. On est pas sur du chipotage genre “oh là il a oublié un s”, y’a vraiment des gens qui ne maîtrisent pas DU TOUT l’expression écrite.
Après je doute qu’ils atteignent un niveau master+ vu tout ce qu’il faut écrire, mais un DEUG ou une licence c’est free.
Le français est une langue de merde, inutilement complexe épisode 738439.
Quand j’ai repris mes études j’avais 7 ans de plus que les gens en première année et j’avais deja remarqué une différence de niveau.
oui
Ce qu’il faut comprendre c’est que le niveau en français c’est l’arbre qui cache la forêt et que souvent ne pas être bon en français implique des lacunes globales en analyse et en compréhension.
Faire des fautes c’est pas la fin du monde mais quand ça impacte les autres domaines de réflexion pour des diplômés de bac +5 oui c’est gênant, parce qu’on finit par former des personnes qui sur le papier sont cadres mais qui dans les faits sont des exécutantes et qui sans chatGPT (j’exagère un peu mais c’est l’idée) sont complètement perdues et manquent terriblement d’esprit critique.
Question, combien de ces adultes ne sont pas des francophones natifs et donc, ont des difficultés inhérentes à l’apprentissage de la langue et de la grammaire ?
Pour être passé par une fac de lettres, les étudiants étrangers étaient tout à fait capables de pondre des analyses littéraires solides et cohérentes, par contre il y avait des erreurs d’orthographe ou syntaxe parfois “grossières”, dans le sens qu’on ne voit généralement que chez les enfants en apprentissage de la langue.
Prof de français : c’est pour ça qu’il faut s’engager et soutenir les profs de vos enfants pour qu’on ait plus de moyens, de temps, d’énergie et des profs de qualité.
J’ai actuellement plusieurs classes, dont une à 30 et une à 24 (à cause d’élèves handicapés détachés qui ne suivent pas en français). Bah c’est con à dire, mais je fais :
– du travail de qualité
– sans crier ni materner un élève à qui on a jamais dit non
– en faisant participer tout le monde et en répondant aux questions
– en étant de meilleure humeur et en me rappelant du prénom de chacun beaucoup plus vite que d’habitude à une semaine de la rentrée
avec la classe à 24 alors que celle à 30 je sais pas comment on va finir l’année. Alors je vous dis pas dans une classe à 20, voir à 15, les FOLIES qu’on pourrait faire. Ca change du tout au tout. L’attente, la répartition, la peur de pas oser poser une question, les dynamiques de travail de groupe … Dans un groupe à 10, j’ai même eu l’élève le plus problématique qui s’est mis devant, au premier rang, et qui a participé toute la séance.
L’an dernier, j’ai une petite élève qui arrivait de l’étranger, pas UN mot de français. Elle a passé l’année en groupe réduit à 10, elle a pu rattraper un retard immense. Je l’ai à nouveau cette année, on a des cours de soutien, je vais l’y envoyer à nouveau : avec un peu de chance, elle pourra quasiment rattraper le niveau moyen d’un élève français natif pour le brevet si ça continue en 4ème et 3ème.
Alors imaginez ce que ça pourrait faire si on avait cette chance pour 1, 3, 5, voir 10 élèves par classe. Notre classement PISA remonterait direct.
Protégez l’école pour protéger l’avenir.
Faut arrêter de fumer, les enfants de 10 ans ont un niveau cp.
Ah marrant quand j’ai parlé de “fonctionnellement illettrés” y a pas si longtemps c’était un gros truc de réac.
Pas vraiment étonnant, le niveau s’est totalement effondré et ce n’est que le début. Les collégiens actuels ne savent pas lire par exemple, c’est effrayant.
Gros warning, c’est écrit par Marie-Estelle Pech. Madame éducation du Figaro.
La source c’est l’étude OCDE : [https://www.oecd.org/content/dam/oecd/fr/publications/reports/2025/09/education-at-a-glance-2025_c58fc9ae/b26d545c-fr.pdf](https://www.oecd.org/content/dam/oecd/fr/publications/reports/2025/09/education-at-a-glance-2025_c58fc9ae/b26d545c-fr.pdf)
L’interprétation, un esprit malade ?
Personnellement, je suis ingénieur et je n’ai pas spécialement de compétences en français. Je serais incapable de décrire ce qu’est un participe passé par exemple, j’écris juste en me disant “ça sonne juste”. Je ne sais pas si c’est courant.
J’ai des collègues qui ne connaissent pas la différence entre “et” et “est” ou entre les fins en -er, -ez, tous les participes passés et toutes les conjugaisons à l’imparfait.
“Machin est Machine on étaient au parc” est totalement possible pour eux.
Mais ils ont entre 40 et 50 ans. Donc je me dis que cette lacune n’est pas nouvelle.
Trist met vraid 😞
C’est pas de ma faute. J’ai 30 ans, et j’ai sauté la classe de CP hier.
San avoir lu l’article (mur de paie), ni le rapport de l’OCDE (300 pages), ce qui me choque le plus chez les jeunes diplômés avec qui je travaille (informatique de gestion), c’est la difficulté non pas en orthographe (même si elle existe), mais celle à exprimer une idée de manière concise (ne pas se répéter), complète (donner toute l’information nécessaire à l’interlocuteur) et claire (structurer son texte de façon logique, et ne pas utiliser de forme ambiguë).
Mais c’est vrai autant avec les jeunes ingés français qu’indiens, donc je ne peux pas dire que c’est une spécificité française, ni que le problème apparaît chez ceux qui ont suivi d’autres formations. Et je ne suis pas capable d’évaluer le niveau que j’avais quand je commençais à travailler (ça commence à dater)
Il m’a déjà été clairement demandé de ne pas prendre en considération la forme lors des évaluations de mes étudiants. bac +5