New Prime Minister: “The foundation of legitimacy of the Fifth Republic is collapsing”, analyzes constitutionalist Eugénie Mérieau

https://www.humanite.fr/politique/charles-de-gaulle/nouveau-premier-ministre-le-fondement-de-legitimite-de-la-ve-republique-seffondre-analyse-la-constitutionnaliste-eugenie-merieau

Posted by AttilaLeChinchilla

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8 Comments

  1. Cela fait plaisir que ça soit rappelé :

    > […] Emmanuel Macron s’est rendu coupable d’une violation de la Constitution en 2024 lorsqu’il a dissous le Parlement sans procéder aux consultations requises par l’article 12 de la Constitution (premier ministre et présidents des assemblées). […]

    Même s’il peut complètement ignorer ce qu’ils disent, se boucher les oreilles pendant qu’ils parlent, il doit les consulter. Il ne l’avait pas fait.

  2. Ça fait 8 ans que Macron et ses sbires se torchent avec la constitution. Le nombre d’affaires qui collent aux fesses de ces pourris nécessite un site internet pour les suivre (quelques exemples ici https://regards.fr/huit-ans-en-macronie/).

    Plus de mille milliards d’euros ont été détournés pour aller dans les poches des oligarques, le but de cette raclure est atteint mais il en veut encore plus.

    Seul une sixième république avec des contre pouvoirs très très forts pourra remettre de l’ordre.

  3. Codex_Absurdum on

    Un président qui, en moins de deux ans, amène le RN aux portes du pouvoir et la Ve République au bord du chaos, c’est tout de même prodigieux !

    *Juste Leblanc qui rigole.gif*

    Edit: on essaye d’en rigoler mais c’est absolument affligeant d’en arriver là

  4. Macron voit la Constitution comme les règles d’un jeu de société. Il va les tordre dans tous les sens tant que ça lui permet de gagner. Tant que c’est pas écrit interdit dans le manuel du jeu, c’est bon.

    Et tant pis si plus personne veut jouer, l’important c’est de gagner.

  5. LordSblartibartfast on

    J’ai vraiment l’impression qu’on est a la croisée des chemins avec cette constitution.

    D’un côté plus que jamais il est question de VIeme République.

    Que ça soit sur les outils de rationalisation du parlementarisme, l’absence totale de non reconduction du budget en cas de non vote, le pouvoir de nomination et de dissolution concentrés entre les mains du président sans conditions ni obligations, on en arrive à envisager la nouvelle constitution non plus comme un idéal ou un progrès, mais comme une urgence.

    Et de l’autre côté j’ai jamais autant lu et entendu de voix s’accrocher autant à des traditions de la Veme.

    Demandez à n’importe quel Français c’est quoi la solution à ce qu’on vit, et la réponse sera évidemment des élections qui viendraient établir un nouveau fait majoritaire (et évidemment celui du parti qu’ils défendent si ils en ont un).

    Mais si jamais on a de nouveau uniquement des majorités relatives qui émergent sans aucune absolue, on fait comment ?

    S’actionne souvent après le mythe très répandu de la « prime au vainqueur » post présidentielle brandi souvent comme un principe de physique élémentaire pour t’expliquer que grâce à ça, c’est inratable le camp présidentiel aura une majorité absolue.

    Sauf que ça a raté en 2022, et que c’est une prophétie auto réalisatrice basée sur la démobilisation des oppositions.

    Et même si c’était en effet une incantation magique infaillible tu fais comment en cas de censures répétées entre deux présidentielles ?

    L’hyperpresidentialisme a jamais été autant critiqué mais aussi souhaité par ceux qui obtiendraient leur favori à l’Elysee.

    Quelque chose qui me terrifie et qui a pas été assez évoqué c’est comment pendant les Gillets Jaunes, soudainement on a vu émerger la propale d’un coup d’état militaire avec le général de Villiers qui aurait pris le pouvoir.

    Et la où vit mes parents dans le Berry, je l’entend encore sans cesse aujourd’hui que c’est lui qui devrait être à la place de Macron.

    En vrai je crois que je l’ai jamais autant entendu que cette année.

    Je souscris au constat que Macron et ses sbires ont pervertis tous les mechanismes de la Veme a leur intérêt propre, mais autant c’est bien de parler des institutions (et ça fait des années que je réclame une constituante, raison pour laquelle j’avais voté FI en 2017), autant on est tous et toutes en train de s’enliser dans une aspiration à l’autoritarisme ou seul le projet qu’on défend s’impose au reste mais ne leur laisse même pas la possibilité de s’exprimer.

  6. Zealousideal_Bard68 on

    D’ici à ce que la République soit réorganisée en autre chose pour garantir la sécurité et la stabilité…

  7. Le problème, ce n’est pas la Ve République en elle-même. C’est la facilité de présenter la crise politique actuelle sous cet angle, alors que la Constitution a justement été conçue pour éviter que les partis paralysent le pays. Or, aujourd’hui, nous assistons à une situation inverse à celle de la IVe République: c’est le président qui bloque le fonctionnement des institutions et qui ne respecte plus l’esprit de la Ve. Cet esprit implique qu’un chef de l’État devrait se retirer lorsqu’il n’a plus le soutien populaire, par référendum, ou celui de la représentation nationale, à travers l’Assemblée.

    Les cohabitations passées constituaient déjà des formes de dévoiement de la Ve République, tout comme le non-respect du résultat du référendum de 2005, qui a marqué un tournant dans le détournement de la souveraineté populaire par les élites. Aujourd’hui, Macron pousse ce mécanisme à son paroxysme: nous sommes entrés dans une ère d’oligarchie technocratique, où le pouvoir décisionnel du peuple, ou de ses représentants, est systématiquement contourné ou nié.

    Ce phénomène dépasse d’ailleurs le seul cadre national. On le retrouve à l’échelle de l’UE, qui, au fil des décennies, s’est arrogé des compétences en s’appuyant sur le droit et la jurisprudence, souvent sans véritable débat démocratique. Par compromis successifs, auxquels la France a activement contribué, des pans entiers de souveraineté régalienne ont été délégués à Bruxelles. Le résultat est le même: un effacement progressif du pouvoir de décision ultime, celui qui définit pourtant un caractère fondamental même d’une nation, et dans une démocratie, celui-ci appartient au peuple. Dans le cas de l’UE, c’est un transfert/accaparement de compétence.

    Le peuple vote mal vue d’en haut… et les médias sont toujours là pour prêcher la bonne parole de nos élites…