
Education: from kindergarten, working-class students are victims of unequal treatment, a study shows
https://www.humanite.fr/sciences/sciences/education-des-la-maternelle-les-eleves-des-classes-populaires-sont-victimes-dinegalites-de-traitement-demontre-une-etude
Posted by AttilaLeChinchilla

8 Comments
L’école de l’égalité des chances… Mais le problème c’est probablement le wokisme
Derrière un mur de paie, donc je sais pas si l’article le mentionne déjà, mais j’ai trouvé ce livre sur le sujet des différences entres les élèves favorisés (culturellement et financièrement) et ceux qui ne le sont pas, ainsi que la réponse de l’école à ces différences, très intéressant : « Premières classes. Comment la reproduction sociale joue avant six ans. » sous la direction de Frédérique Giraud, Gaële Henri-Panabière [https://www.librairiesindependantes.com/product/9782488244015/](https://www.librairiesindependantes.com/product/9782488244015/)
Possible d’avoir l’article ? Paywall
> En classe de grande section, les enfants issus de milieux populaires ont moins souvent la parole que leurs camarades favorisés. Une étude révèle que ce n’est pas lié à leur niveau d’acquisition du langage, mais à un biais dans la manière dont les enseignants répondent à leurs sollicitations.
Je serai très intéresse de voir l’article en entier. Ça me paraît surprenant que le corps enseignant soit particulièrement classiste
Alors, issu d’une ‘banlieue défavorisée’ comme on dit dans les médias, je dirai que l’égalité des chances est une fumisterie sans nom qui sert les *intérêts* d’une poignée d’intellos et qui empêche toute modernisation de l’EN
On n’est pas dans l’égalitaire à l’école, on est dans le nivellement par le bas ; rien à voir, y’a aucune chance pour personne là dedans
Et notre jeunesse est la première victime de cela
**Franck Lepage** en parle mieux que moi cela dit, pour ceux qui sont déjà en train de défoncer le downvote sans réfléchir
J en étais une victime . J’étais le gosse d ouvrier du nouveau quartier de l opac . Au milieux du chablisien . Les autre gosse ? Fils de vigneron ect .
>En classe de grande section, les enfants issus de milieux populaires ont moins souvent la parole que leurs camarades favorisés. Une étude révèle que ce n’est pas lié à leur niveau d’acquisition du langage, mais à un biais dans la manière dont les enseignants répondent à leurs sollicitations.
>Depuis plusieurs années, des publications et documents renseignent les pouvoirs publics sur la façon dont l’école reproduit les inégalités sociales. Selon l’Observatoire des inégalités, « le poids de l’origine sociale et géographique sur la réussite scolaire est plus fort en France que chez nos voisins. L’écart de performance entre élèves favorisés et défavorisés est l’un des plus marqués des pays de l’OCDE. Les enfants de milieux populaires ont six fois moins de chances d’accéder aux filières d’excellence que ceux de cadres ».
>Quelques semaines après la rentrée, une étude1 de l’université de Poitiers vient appuyer cette tendance qui semble se dessiner dès la maternelle… En analysant, grâce à des caméras, plus de 7 900 interactions de prise de parole dans des classes de maternelle, une équipe internationale de chercheurs montre une chose étonnante : les enseignants offrent systématiquement moins d’opportunités d’expression aux enfants issus de milieux populaires, même lorsqu’ils lèvent la main ou ont un bon niveau de langage. Un biais discret, mais important.
> « L’école maternelle est censée gommer les différences sociales »
>« Nous avons filmé et observé les interactions dans 10 classes maternelles françaises, soit 226 élèves au total, explique Sébastien Goudeau, professeur à l’université de Poitiers. Et chaque tentative de participation d’un élève – main levée ou prise de parole spontanée – a été rigoureusement codée, ainsi que la réaction de l’enseignant. » Résultat : les enfants des classes moyennes et supérieures sont 23 % plus susceptibles d’être autorisés à parler que les enfants issus de milieux populaires, à compétences linguistiques équivalentes.
>Loin d’être une question d’attention ou de comportement, « même quand on contrôle la durée pendant laquelle un enfant garde la main levée ou son niveau de langage perçu par l’enseignant, les inégalités persistent », insiste Sébastien Goudeau. En d’autres termes, un élève issu de classe populaire a moins de chances d’être écouté, même s’il respecte les règles et parle aussi bien que ses camarades plus favorisés.
>Ces résultats sont loin d’être anecdotiques car « l’école maternelle est censée gommer les différences sociales de départ. Or nos observations montrent que, parfois, elle les creuse », poursuit le chercheur. Et le phénomène est insidieux car les enseignants ne sont pas conscients de ce biais. De même, « les enseignants ont également tendance à attribuer des notes inférieures aux élèves issus de milieux populaires (par rapport aux plus aisés), même lorsque leur travail est identique », évoque-t-il.
Et encore là on parle de différences au sein de la même classe, on ne parle pas de différence entre les écoles. Mon constat, c’est que dès la maternelle, l’école ne se comporte pas de la même manière en fonction de la classe sociale moyenne des élèves. En termes d’attitude des adultes.