“It’s Nicolas who pays”: why today’s thirty-somethings have real reasons to feel downgraded

https://www.lefigaro.fr/conjoncture/c-est-nicolas-qui-paie-pourquoi-les-trentenaires-d-aujourd-hui-ont-de-vraies-raisons-de-se-sentir-declasses-20251020

Posted by Tartos56

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23 Comments

  1. Oh le figaro qui fait de la propagande d’extrême droite, mais si quelqu’un a une version de l’article qui est pas derriere paywall/cookiewall je veux bien

  2. weirddudewithabow on

    Rien a voir avec le fait qu’avec le seul salaire de mon grand père, ma famille a pu avoir une grande maison et élever des enfants dans la sobriété mais dans un certain confort, alors que moi et ma copine avec nos deux salaires on peut pas s’offrir une maison modeste. Et je pense pas être le seul dans ce cas

  3. Tout s’explique en regardant le pouvoir d’achat en m² avec un salaire moyen je pense.

    Suffit effectivement de lire la fin:

    > Mais ils ont aussi des emplois plus précaires, le rendement de leur diplôme s’est érodé et ils ont des difficultés d’accès au logement que les jeunes des années 1970 ne connaissaient pas. Ce dernier point, le logement, est central dans le déclassement que ressentent de nos jours les jeunes actifs.

    > Les jeunes peuvent certes devenir propriétaires, mais **au prix d’un effort financier considérablement plus lourd que celui exigé de leurs parents**, et dans un contexte où les aides familiales jouent un rôle déterminant. Cette dépendance accrue à l’égard du soutien parental creuse les écarts entre ceux qui disposent d’un capital de départ et ceux qui doivent avancer seuls.

  4. sirbottombottom on

    Cette histoire de Nicolas a malheureusement des relants d’extrême droite.

    Sur le fond de “les trentenaires ont l’impression de payer pour tout le monde” toutefois c’est assez vrai. Et ce ne sont pas que les trentenaires, les actifs en général portent le poids d’au moins 30 ou 40 ans de politiques désastreuses.

    Pour les génération 20 à 40 ans actuellement ça veut dire que nous payons les pots cassés de nos parents et grands parents. Et nos enfants paieront les nôtres.

    On se targue de démocratie mais si on regarde de plus près ca veut dire que c’est cette génération qui paie la dette des citoyens de la précédente génération. C’est totalement antidemocratique. Nous n’avons pas voté pour ces politiques, nous n’en avons pas bénéficié directement, mais notre impôt sert à payer ça. Ce genre de mauvaise dette est antidemocratique.

    Le débat des étrangers et minorités associé à ce phénomène Nicolas est une diversion, le vrai sujet c’est la dette et la répartition de la richesse.

  5. Si les inégalités vous importent il s’agit de répartir équitablement *entre tout le monde* les richesses produites, plutôt que de bricoler un conflit générationnel (1 retraité sur 5 vit sous le seuil de pauvreté tandis que les enfants de millionnaires continuent de s’enrichir dans notre société d’héritiers).

    Pour autant il existe bien une injustice profonde entre les générations. C’est la dette climatique et environnementale que devront porter les plus jeunes sans que leurs ainés ne subissent vraiment les conséquences de leurs choix, mais évidemment ça le figaro s’en tartine complètement.

  6. Arrêtez avec ce même de racistes et fascistes libertariens.

    D’ailleurs Nicolas, le seul, l’unique, il paye en prison depuis hier 🤭

  7. L’image de “Nicolas qui paye” crispe pas mal de monde car elle est utilisée comme un outil de propagande d’extrême droite.

    Mais le problème c’est que c’est plutôt réaliste: le financement de notre société repose beaucoup sur certaines catégories uniquement. Et ces catégories se precarisent de plus en plus et ont de moins en moins de contreparties.

    Quand tu es un “Nicolas” et que tu reçois ton avis d’imposition tu ne peux pas ne pas penser à cette propagande.
    Tu peux trouver qu’elle est caricaturale et beaucoup trop simpliste mais tu vas quand même passer à la caisse avec une petite voix qui te dit que c’est profondément injuste.

    Et c’est d’autant plus inquiétant car les idées d’extrême droite ont actuellement beaucoup plus de poids que les idées progressistes et sociales.
    D’une part parce que certaines de ces idées sont confirmées par l’état actuel du pays et d’autre part parce que les courants politiques opposés sont absolument nuls et/ou muets pour proposer une rhétorique convaincante.

    Ce déclassement de ceux qui contribuent ne mène à rien de bon. Et aucune alternative politique sérieuse ne semble actuellement en mesure d’apporter un semblant de début de planification pour arranger les choses.
    La seule alternative sera celle dont la voix porte le plus, et jusqu’à preuve du contraire, ça vient de ceux qui disent que c’est Nicolas qui paye 🙁

  8. Puzzleheaded_Fly_172 on

    Je pense cocher toute les cases d’un “Nicolas”.

    Au delà du pure aspect financier, des impôts et du pouvoir d’achat, ce qui, je pense, pèse de plus en plus c’est la pression ambiante et constante.

    Tu as de la pression pour élever correctement tes enfants, faire attention au harcèlement, à leur parcours, aux multiples dérives qu’il peut y avoir à droite ou à gauche, les fréquentations, l’insécurité, ce qu’ils mangent et consomment… etc

    Tu as de la pression administrative: toujours plus compliqué, la crainte de faire une erreur. Tu ne coches aucune des cases permettant d’avoir une quelconque aide/avantage, donc tu ne peux compter que sur toi même.

    Tu as la pression au boulot: toujours plus, avec moins. Aucune idée à quelle sauce on va être mangé dans les années à venir entre le contexte geo politico économique global, la situation de la France, l’IA, les ressources naturelles… etc

    Quand j’en discute avec mes parents ou plus anciens ils sont stupéfaits de voir qu’on se pose toutes ces questions (selon eux, à leur époque, on se se tracassait pas de tout cela).

  9. #JeSuisNicolas

    Pas sûr que ça prenne, vu les Nicolas qui font l’actualité en ce moment.

  10. Alors aux Nicolas qui chialent : vous n’êtes pas les seuls à payer, vous n’êtes pas les seuls (loooooin de là) à bosser, à produire et vous faire exploiter et vous n’êtes toujours pas, non plus, ceux qui galèrent le plus.
    Vous découvrez juste le déclassement que subissait déjà pas mal de monde. Et parce qu’il n’y a pas grand chose à presser côté pauvre, le capital va vous presser vous.

    Ça fait un moment que les voyants sont à l’orange ou au rouge, il va falloir commencer à se bouger et se battre contre les néolibs qui nous mettent dedans et continueront. (Et si vous pensez que la réponse est à droite avec “moins de charges gnagnagnah”, vous allez juste taper dans les dépenses publiques qui participent à nous rendre plus productifs et in fine vous allez quand même raquer.)

  11. Parce que ça fait des décennies que tu promeus un modèle d’exploitation qui ne réussi qu’à quelque uns au détriment de tout le reste de la population, à commencer par les plus jeunes, le Figaro ?

  12. Interesting-Sink9857 on

    Plot Twiste: Le pb c’est pas que Nicolas paie (il récupèrera ses impôts au moment où lui ou ses enfants auront des soins médicaux etc) mais l’insuffisance historique de l’État en termes de lutte contre les inégalités, notamment dans le domaine du logement ( “3,5 % des ménages détiennent 50 % des logements en location” [d’après l’INSEE](https://www.insee.fr/fr/statistiques/5432517?sommaire=5435421) )

  13. Alors mon prénom ressemble plus à Mohammed qu’a Nicolas. J’ai le droit de dire « c’est momo qui paye » ?

  14. Honnêtement je vois dans ce discours une grande victoire du libéralisme (simultanément une défaite du libéralisme “des bouquins” plus ancien mais c’est plus anecdotique). On est en train d’entrer dans une phase finale de libertarianisation des esprits. Ca a commencé par le producérisme de la France “des oubliés” (ou whatever, les gens qui votent RN depuis longtemps quoi), et ça a maintenant gagné certains CSP+ plus urbains avec le “Nicolas”, mais tout ça est une même idéologie cohérente et assez puissante, faut le reconnaître.

    J’ai pas vraiment de solution. Evidemment un débouché c’est cette espèce de société libertarienne autoritaire (si ça vous semble contradictoire, ben, désolé :D) que beaucoup ont déjà décrit (Trump est un bon début), un autre c’est des trucs comme la Corée ou le Japon (sociétés très droitières où les gens sont tellement enterrés sous le boulot qu’ils peuvent pas penser à autre chose) mais j’arrive pas à voir si on peut vraiment construire une alternative. En gros on va vers du cyberpunk quoi haha. Le truc vraiment certain c’est qu’il n’y aura pas de “libéralisme éclairé sympathique”, ça je pense que tout le monde est d’accord que c’est plus au menu.

  15. CapitalEmployer on

    Depuis quand on a normalisé le délire de Nicolas, issu d’un meme raciste de supremacistes blancs sur twitter?