
INVESTIGATION. Social Security budget: how MPs copy and paste amendments written by interest representatives, without mentioning them
https://www.franceinfo.fr/economie/budget/enquete-budget-de-la-securite-sociale-comment-des-deputes-copient-collent-des-amendements-rediges-par-des-representants-d-interets-sans-les-mentionner_7607522.html
Posted by piotrcki

3 Comments
Un député pendant sa déposition: – C’était ça ou ChatGPT, estimez vous heureux. Péons.
Un repo git uniquement accessible en local depuis des pc de l’assemblée dans port usb no internet, dans une salle surveillée.
Je ne vois pas ce qu’on peut bien envisager d’autre.
> Voilà comment, en pleins débats sur le PLFSS, certains amendements semblent faire l’unanimité. L’un d’eux, sur le retour des remises commerciales sur les médicaments génériques dans les pharmacies a été déposé 24 fois par quatre groupes : les communistes, les socialistes, les macronistes et la droite. Si ces 24 textes sont d’une ressemblance confondante, c’est qu’ils ont été écrits par la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF). D’après les documents que franceinfo s’est procurés, l’amendement a été envoyé à des députés de tous bords. Avec l’espoir qu’il soit repris.
Eh beh
> Si la FSPF n’est pas mentionnée dans le texte, le député reconnaît un oubli. Il imagine une solution technologique pour pallier ce manque : “Il faut qu’on donne les outils aux députés pour être parfaitement dans les règles déontologiques. Peut-être qu’il faudra avancer en se dotant de moyens nouveaux, et je pense à l’intelligence artificielle, pour qu’on sache d’où vient un amendement à chaque fois qu’il est déposé”.
Énorme foutage de gueule, il (Guillaume Garot, député socialiste (Mayenne)) a soumis un texte, sans dire d’ou il vient (c’est son droit d’après l’article), et explique qu’il faudrait que l’IA trouve d’ou il vient ?
> Dans la phrase : “Soumettre de nouveau les médicaments génériques à la clause de sauvegarde aurait pour conséquence fragiliser ce secteur à faible marges…” Il manque la préposition “de” entre “conséquence” et “fragiliser”.
Donc ils ont probablement pas lu ou faire relire, par des juristes/analystes du domaine, les amendements qu’on leur file, sinon la faute aurait sauté probablement.
> Ce constat est nuancé par un collaborateur de la France Insoumise. “Au groupe insoumis, dès que le texte budgétaire arrive, on se répartit les missions par commission. Il y a toujours deux députés pour arbitrer et répartir les amendements. Il y a ceux qui proposent leurs propres textes ou des propositions qu’ils ont eues du monde associatif ou des corps intermédiaires. Nous avons aussi les équipes du groupe qui sont bien formées dans leur domaine et qui vont donner leur avis sur les amendements. Ensuite, on arbitre et on les dépose.” Le collaborateur assume de déposer des amendements émanant d’associations, même s’il est “rare qu’on reprenne exactement ce qu’on nous envoie.”
LFI fait ce qu’ils devraient tous faire (+ la transparence, je sais pas s’ils la font), je trouve ça honteux de 1) reprendre un texte 2) ne pas le relire 3) ne pas dire qu’on l’a repris.