
“I was asked to lie to the courts”: the terrible confession of a police officer in the Angelina affair
https://www.mediapart.fr/journal/france/161125/m-demande-de-mentir-la-justice-le-terrible-aveu-d-un-policier-dans-l-affaire-angelina
Posted by ultrajambon

9 Comments
Résumé de Mediapart :
* Angelina avait 19 ans en 2018. Un soir de manifestation des Gilets jaunes, à Marseille, elle a le malheur de marcher dans la rue non loin de la mobilisation.
* Des policiers la croisent. Elle reçoit un tir de LBD, puis ils la rouent de coups et lui fracassent le crâne, sans raison. Sur les images vidéo, les policiers sont casqués et difficilement reconnaissables.
* L’un d’entre eux porte cependant une attelle. Et le nom d’un autre est mentionné. Mais l’IGPN assure ne pas parvenir à retrouver les coupables. L’enquête pénale est classée par deux fois. Mais une nouvelle juge reprend le dossier en 2023 et relance les investigations.
* Ces nouvelles recherches avaient déjà conduit cet automne à la mise en examen de six policiers. Selon nos informations, deux nouveaux policiers de la Brigade anti-criminalité (BAC) ont été mis en examen le 14 novembre, pour non-assistance à personne en danger.
Ces nouveaux développements font suite aux aveux du policier Christophe M., qui a reconnu qu’il était présent sur les lieux, et qui a expliqué à la justice qu’en 2019, lorsque Mediapart avait révélé les faits, il avait voulu tout dire. Il avait même précisé à sa hiérarchie que les auteurs des coups étaient issus de la la brigade anticriminalité (BAC). Mais il avait été découragé de parler : un dirigeant du syndicat de police Alliance, dit-il, lui avait demandé de tout nier pour couvrir ses collègues.
* Sept ans après les faits, l’espoir renaît que l’enquête puisse aboutir.
ACAB
Toujours dans les bons coups la BAC de Marseille.
Foutez moi cette racaille en prison et reformez moi cette institution de psychopathes par pitié.
La police est-elle devenue une institution totalement corrompue ?
Le service comm de la police sur reddit nous informe que le policier n’a pas menti mais que la vérité a été modifiée
Bon finalement l’article est trop accablant (sans jeu de mot ?) pour ne pas le partager, désolé Edwy.
> **L’enquête pour identifier les policiers qui, en 2018, ont fracassé le crâne de la jeune femme à Marseille, prend un virage décisif. Selon nos informations, des agents ont reconnu avoir été présents au moment des violences. L’un d’eux dénonce les pressions de sa hiérarchie et du syndicat Alliance pour couvrir ses collègues. Après ces révélations, deux policiers de la BAC ont été mis en examen le 14 novembre pour non-assistance à personne en danger.**
> Le samedi 8 décembre 2018, à Marseille, la vie d’Angelina a basculé. En marge de la manifestation des Gilets jaunes à laquelle elle ne participait pas, alors qu’elle sortait de son travail, dans une ruelle calme, elle a reçu un tir de LBD. Projetée au sol, elle a eu le crâne fracassé et le cerveau atteint par des coups de matraque et de pied que des policiers lui ont donnés sans raison.
> Depuis sept ans, alors qu’Angelina se bat contre des crises d’angoisse, des troubles de la mémoire et des malaises, les auteurs de ces violences continuent d’exercer. Mais cette impunité, et celle de différents responsables, semble aujourd’hui menacée. En octobre, des policiers, mis en examen pour non-assistance à personne en danger, ont, enfin, avoué avoir été présents lors des violences.
> Dans un rapport administratif dont Mediapart publie des extraits, Christophe M., alors membre du service de sécurité des transports en commun, a reconnu « avoir menti » à la justice, lors de sa première audition, en 2019. Invoquant des « pressions de sa hiérarchie et de son syndicat », Alliance Police nationale, il avait à l’époque nié sa présence et celle de ses collègues, se conformant à la version mensongère de son supérieur.
>Il avait parallèlement transmis à sa hiérarchie l’identité de deux membres de la brigade anticriminalité (BAC), qu’il présentait comme étant au cœur des violences commises. Mais son commandant s’était dispensé d’en informer la justice.
> À la suite de ces révélations, étayées par de nouveaux éléments de l’enquête, deux policiers de la BAC ont été mis en examen le 14 novembre pour « non-assistance à personne en danger » et placés sous contrôle judiciaire, selon une information de Mediapart confirmée par le parquet de Marseille. Ils ont à leur tour reconnu avoir été présents au moment des faits.
>En 2019, le chef de la BAC et son adjoint, auditionnés par la justice, avaient pourtant catégoriquement nié la présence de leurs hommes sur place.
>L’affaire Angelina constituait jusqu’à présent un double scandale : de terribles violences gratuites et un manque de volonté d’en retrouver les auteurs. On découvre aujourd’hui une réalité encore plus grave : des policiers savaient et se sont tus. L’un d’entre eux voulait raconter la vérité : il explique à présent qu’on lui a demandé de se taire.
Copier coller ici les propos de Muñez au sujet de Sainte-Soline en faite ça marche pour tout :
“Sans conclusion de l’enquête administrative, Laurent Nuñez refuse de parler de violences policières, mais note des gestes “pas réglementaires” et qui “pourraient ne pas être proportionnés” si ces derniers sont “avérés”. “Il y aura des sanctions prises bien évidemment”, si l’enquête conclut à des dérives.”
> À l’issue de ses auditions, pensant minimiser sa responsabilité, il a déclaré avoir considéré à l’époque que les blessures d’Angelina était « un non-événement », « c’était uniquement une personne qui avait été impactée d’un flash-ball ».
> Pourtant, plusieurs personnes, arrivées peu de temps après les faits pour lui porter secours, ont rapporté avoir vu « du sang partout, sur la vitrine du magasin derrière, par terre, sur ses vêtements, son pantalon et ses cheveux ».
Ça se passe de commentaires.
“Il est d’ailleurs sous les ordres de l’ancienne commissaire de l’IGPN qui était, à l’époque, chargée de l’enquête”
Signe de plus qu’il faut un organisme indépendant, l’auto-investigation n’est pas possible…