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    6 Comments

    1. Public_Cake_6265 on

      Le niveau d’ingénierie pour transformer un pauvre bout de viande en Knacks parfaitement calibrées me fumera toujours.

      Après, quand tu passes ta vie à scruter les étiquettes pour traquer le moindre additif chelou, tu finis par te dire que la seule valeur sûre pour ne pas détruire ta santé, c’est de tout cuisiner toi-même à partir de produits bruts.

      Bientôt, même pour trouver un truc clean qui a juste été cuit à la vapeur sans vingt conservateurs derrière, il va falloir un diplôme en chimie organique.

    2. Icy_Yak6534 on

      Ce dossier repose en fait sur une ficelle marketing assez classique : la chimiophobie et la peur.

      En opposant de manière totalement binaire la cuisine artisanale au « laboratoire », ils tombent à pieds joints dans le sophisme de l’appel à la nature.

      Le gros point noir de leur logique, c’est le réductionnisme. Mettre dans le même sac un bonbon industriel saturé de colorants nocifs et un isolat de protéine ultra-purifié ou un complexe de longévité optimisé, sous le seul prétexte que les deux sont « ultra-transformés », c’est une aberration scientifique.

      Ils condamnent le procédé technologique au lieu d’analyser objectivement la biochimie du produit : sa charge glycémique, sa densité en micronutriments et la qualité de sa matrice nutritionnelle. C’est un modèle économique redoutable : on génère de l’anxiété alimentaire chez le consommateur pour mieux lui vendre l’application indispensable qui va le rassurer.

      Il est bien plus éclairé et rigoureux de se fier à la réalité moléculaire d’un produit plutôt qu’à des classifications arbitraires et moralisatrices.

      Cette histoire d’ingrédients transformés qui cachent leur vraie nature me fait penser à une anecdote un peu débile. Il y a quelques années, lors d’un repas de famille, un oncle un peu snob s’est mis à vanter les mérites de la « cuisine authentique du terroir » en apportant une terrine maison qu’il disait préparer selon une recette ancestrale secrète. Tout le monde hochait la tête en mode dégustation gastronomique, jusqu’au moment où un cousin a fouillé dans la poubelle pour jeter un emballage et est tombé sur trois boîtes vides de pâté pour chien premier prix. L’oncle s’était juste trompé de boîte dans le noir de sa cave en voulant attraper ses bocaux de confit.

      Heureusement, personne n’est tombé malade, mais le poil de la famille n’a jamais été aussi soyeux que ce trimestre-là.

    3. Je sais pas si ça compte comme ultra transformé mais certains produits ont des compos pas dégueus même si déjà cuisinés, notamment les purées surgelées non assiasonnées, poêlées de légumes surgelées, légumes précoupés surgelés, certains sorbets… J’en utilise régulièrement dans mon alimentation pour le côté pratique et si on lit la liste des ingrédients et les valeurs nutritionnelles on peut trouver des trucs intéressants pour dépanner.

      En truc ultra transformés je consomme aussi des protéines en poudre validées par mon médecin avec une valeur nutritionnelle qui est intéressante.

      J’achète jamais de plats cuisinés déjà fait par contre, que ce soit surgelé ou pas (comme des lasagnes, pâtes, pizzas, gratins…), les compos sont souvent dégueus et les valeurs nutritionnelles pas intéressantes.

      Mais je trouve le débat un peu plus nuancé que ultra transformé vs issu d’aliments bruts, j’ai pas de quoi faire certains trucs chez moi (comme le sorbet), je les achète en faisant gaffe à la compo et à pas acheter des bombes caloriques.

    4. Ah, un article de Yuka donc l’article qui sens tout à fair l’impartialité, et qui, comme il va dans le sens du poil du redditeur de rFrance moyen, sera upvoté en masse.

      Non sérieusement, la source est un problème car conflit d’intérêt énorme. Hormis juste confirmer vos croyances(fondées ou non), le lire ne sert à rien.

    5. La réalité sur le terrain est que les gens qui se tapent de l’ultra-transformé à tous les repas et vont chez les délires types poulet crousti n’ont ni le temps ni l’argent pour se poser ces questions.

      Acheter des matières premières plus coûteuses parce que c’est ‘bon pour la santé’ c’est de base déjà une manière de penser de personnes qui ne sont pas en situation de précarité économique, ou bien ont le temps de sourcer des matières premières pas cher et de tout cuisiner, et donc ne sont pas en situation de précarité économique.

      C’est comme expliquer aux habitants proches des autoroutes que c’est sale et pas bon pour les poumons – oui bien sûr, les gens qui habitent là croyaient que c’était génial et kiffent le bruit et la pollution, évidemment.